Tanzerische pantominen

1925
Auteur : Gert, Valeska
Année de création : 1925
Déposée par : Numeridanse.tv

“Dans le numéro La Canaille, je montrais une fille qui fait le trottoir, roulant des hanches pour attirer le client puis faisant monter ce dernier..."

 
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Tanzerische pantominen

1925

Chorégraphie Valeska Gert
Réalisation Suse Byk

“Dans le numéro La Canaille, je montrais une fille qui fait le trottoir, roulant des hanches pour attirer le client puis faisant monter ce dernier. Elle continue la séduction en relevant un peu la jupe pour découvrir les jarretières noires. Puis elle écarte les jambes, les genoux. Commence le coït qui se termine par une sorte de crampe...”
Valeska Gert

Source : www.lacinemathequedeladanse.com

Générique

Chorégraphie Valeska Gert
Réalisation Suse Byk

Durée 3 minutes

Cette archive fait partie des collections du Département La Cinémathèque de la Danse / Centre national de la danse de Pantin. Mise à jour : septembre 2013

Gert, Valeska

(1982-1978)

Danseuse, mime, actrice, cabaretiste allemande.

Enfant terrible d'une famille de commerçants juifs, elle rompt dès ses débuts en 1916 avec " la danse esthétique de la culture bourgeoise ". Elle développe une intense activité dans les années 1920, présentant ses premiers rôles aux Kammerspiele de Munich, dans les pièces expressionnistes de la Tribune à Berlin, puis enchaînant avec Max Reinhardt, Bertold Brecht et les grands cinéastes (Werner Krauss, Georg Wilhelm Pabst, Jean Renoir). L'avant-garde intellectuelle berlinoise, amateur de cabaret, applaudit ses danses grotesques, pantomimes vives et précises, qui croquent au vitriol les travers des classes moyennes et dépeignent le rythme frénétique de la vie moderne (Canaille, Combat de Boxe, Nervosité, etc.). Le nazisme stoppe son élan. Elle quitte son pays en 1938 et rejoint New York, où elle ouvre le cabaret Beggar's Bar (1941-1945), haut lieu de rencontres des exilés allemands. Berlinoise dans l'âme, elle rentre en Allemagne en 1947, fonde successivement trois cabarets, mais le public d'après-guerre ne veut plus entendre parler du passé. Dans les années 1970, de jeunes cinéastes (Rainer Werner Fassbinder, Volker Schlöndorff) redécouvrent son génie et en 1992 Maïté Fossen lui rend hommage avec Sourire de fauve.

Source : Dictionnaire de la Danse – dir. Philippe Le Moal, ed. Larousse - 1999

En savoir plus

www.goethe.de

Mise à jour : septembre 2013