Khaddem Hazem

2006
Année de création : 2006
Déposée par : Biennale de la danse

Aicha M'Barek et Hafiz Dhaou, signent, avec «Khaddem Hazem», une pièce nourrie d'influences et qui s'inscrit, d'emblée, dans un rapport de questionnement entre danse contemporaine et danse traditionnelle.

 
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Khaddem Hazem

KHADDEM HAZEM / création 2006

Chorégraphie Aïcha M'Barek, Hafiz Dhaou
Interprétation Compagnie Chatha

Aicha M'Barek et Hafiz Dhaou, signent, avec «Khaddem Hazem», une pièce nourrie d'influences et qui s'inscrit, d'emblée, dans un rapport de questionnement entre danse contemporaine et danse traditionnelle. Khaddem  désigne un ouvrier, un homme à tout faire et  Hazem, le bassin, cette partie du corps qui génère tant de fantasmes, symbole de fertilité et de création. Soutenus par une bande sonore très évocatrice, les deux artistes puisent dans la mémoire de leurs corps, à la croisée des petites et grandes histoires qui ont marqué le quotidien de leur enfance tunisienne, entre pesanteur et grâce. Ces artistes du corps, ces “ouvriers du bassin”, dessinent, au gré d'une déambulation sans but défini, des figures en mouvement perpétuel, où à peine esquissées, des étreintes se défont en roulades ou en chutes solitaires. Un va et vient entre intimité et retenue, entre sensualité et pudeur, comme un jeu insolent pour ce quatuor, aux physiques très différents.

Sources : Maison de la Danse

Presse

«Leur destin s'est endormi sur un banc d'une grande cité d'Afrique du Nord. Leur avenir s'invente  au jour le jour, au gré de petits boulots. Ces traîne- savates, ces hommes et ces femmes à tout faire, sont les personnages de "Khaddem Hazem", une pièce pour quatre interprètes des chorégraphes et danseurs tunisiens, Aicha M'Barek et Hafiz Dhaou.»

Marie-Christine Vernay, Libération, Septembre 2006

Générique

Chorégraphie Aïcha M'Barek et Hafiz Dhaou interprètes Johanna Mandonnet, Aïcha M'Barek, Rolando Rocha, Hafiz Dhaou musique Eric Aldea, Ivan Chiossone lumières Nicolas Diaz

Production Cie Chatha coproduction Biennale de la Danse de Lyon, CCN de Caen, CCN de Créteil, Bonlieu - Scène nationale Annecy, Institut Français de Coopération (Tunis)

Réalisation vidéo Charles Picq date du document vidéo 2006 production Maison de la Danse

Durée de l'œuvre 1h

Dernière mise à jour : Janvier 2011

M'Barek, Aïcha

Aïcha M'Barek est née dans une famille d'artistes le 8 juillet 1974 à Tunis, elle débute la danse à l'âge de 5 ans. Sa grande soeur est cantatrice et la cadette est danseuse traditionnelle. Toutes les trois étudient au Conservatoire de Musique et de Danse de Tunis. Solfège, rythmique, instruments et danse sont au programme. La danse moderne est enseignée par Syhem Belkhodja ; une rencontre importante qui change son parcours : Syhem Belkhodja l'intègre dans ses cours et dans sa compagnie (Sybel Ballet Théâtre), Aïcha participe à de nombreux projets, comme ceux du metteur en scène Fadhel Jaziri lui donnant ainsi l'occasion d'être en contact avec la musique, le chant, la danse populaire, soufi et folklorique.
Parallèlement à la danse, Aïcha poursuit ses études et continue jusqu'à l'obtention de la maîtrise. Dès 1999 aussi, elle entame des études cinématographiques à l'IMC (Institut Maghrébin de Cinéma) à Tunis. Pluridisciplinaire, Aïcha cherche dans cet art accessible un langage, une écriture.

En 2000, elle obtient une bourse d'étude de l'Institut Français de Coopération pour suivre les cours du Centre National de Danse Contemporaine d'Angers où elle rencontre les chorégraphes et pédagogues Dominique Dupuy, Angelin Preljocaj, Alvaro Restrepo, Christine Koko, Joëlle Bouvier ... Au cours de ces deux années, elle chorégraphie une pièce pour quatre danseurs, « Essanaï » (L'Artisan), puis un solo, « Le télégramme », en juin 2002. Pour ce solo, elle obtient la mention « bien » du jury du CNDC d'Angers, elle est ainsi la première danseuse issue d'une école supérieure en Tunisie.

En mai 2003, « Le Télégramme » est présenté à Tunis durant les Rencontres Chorégraphique de Carthage. C'est la première fois qu'elle est présentée comme jeune chorégraphe.

Elle crée le duo « Khallini Aïch » avec Hafiz Dhaou en mars 2004 dans le cadre des Repérages de Danse à Lille.

Aïcha poursuit des études de Master à l'I.U.P. « Métiers des Arts et de la Culture » à l'université Lyon 2. Ces études sont à son sens un autre volet du travail d'apprentissage lié directement à l'artistique pour la création d'un lieu de formation et de création chorégraphique dans son pays, la Tunisie ; projet qu'elle partage avec Hafiz Dhaou.
En 2004, elle est l'interprète de Sophie Tabakov et Laurent Soubise dans une pièce présentée à la Chapelle Ampère durant la Biennale de la Danse.

Parallèlement, en 2005, toujours avec Hafiz Dhaou, ils décident de créer la Compagnie Chatha réunissant leurs aspirations artistiques. Ils créent et réalisent deux duos, « Les Cartes postales Chorégraphiques » dans le cadre du projet « L'Art de la rencontre » conçu par Dominique Hervieu.

Pour la Biennale de la Danse de Lyon de 2006, ils créent le quatuor « Khaddem Hazem » en s'appuyant corporellement sur le bassin ils mettent en avant un rapport au travail, au monde ouvrier, et font du corps un métier.
En 2008, ils sont invités une nouvelle fois à la Biennale de la Danse de Lyon, où ils créent le quintet « VU », pièce parlant de l'apparence et de la superficialité des choses laissant place à un certain humour noir.

En 2009, ils participent au projet de création d'une pièce « Mon corps est mon pays », projet universitaire Franco-Tunisien impliquant des étudiants de Grenoble et de Tunis.

En 2010 ils créent « KAWA », solo à deux, pièce qui se pose en charnière dans leur parcours leur permettant d'affiner/affirmer leur langage chorégraphique, abordant la pressurisation de l'individu par la société.

En 2011, ils sont invités à travailler au Ballet national de Lorraine, et créent « Un des sens », pièce pour 28 danseurs qui leur permet d'aborder la notion de désir d'une rive à une autre.
Au sein de Chatha, ils créent leur nouvelle pièce, « Karbga  – jeux de pouvoir », pour 6 interprètes, évoquant la puissance de l'individu face à des enjeux de corps en rivalité/alliance avec l'autre.

Enfin, le duo participe depuis 2010 en tant que directeurs artistiques aux « Rencontres Chorégraphiques de Carthage » (Tunisie).

Depuis ces quelques années, ils veillent à faire évoluer leur langage chorégraphique et à se créer un ancrage à l'image de leur parcours bipolaire. Ils mènent des actions artistiques en collaboration avec plusieurs structures afin de toucher différents publics par leur démarche. Ils travaillent également à faire voyager leurs créations vers plusieurs continents et pays. Leurs pièces ont été dansées en Afrique (Cameroun, Burkina-Faso, Madagascar), en Europe (France, Allemagne, Pays-Bas, Hongrie), au Moyen Orient (Liban, Jordanie, Egypte) et en Amérique du Nord (Canada et USA).

Sources : Programme de salle Maison de la danse et Les Indépendances

En savoir plus

chatha.org

 


Dhaou, Hafiz

Hafiz Dhaou est né le 27 juillet 1976 à Tunis. Danseur hip hop, c'est la chorégraphe tunisienne Syhem Belkhodja qui le forme et l'initie à la danse contemporaine en l'intégrant dans sa compagnie (Sybel Ballet Théâtre) dès 1989. Il participe ainsi à de nombreux projets, comme ceux du metteur en scène Fadhel Jaziri lui donnant ainsi l'occasion d'être en contact avec la musique, le chant, la danse populaire, soufi et folklorique.

En 1999, il entame des études cinématographiques à l'IMC (Institut Maghrébin de Cinéma) à Tunis où il rencontre des cinéastes, analystes de fillms, monteurs, ingénieurs du osn tunisiens comme Nouri Bouzid, Thaer Chikhaoui...
Cette discipline nourrit et influence beaucoup sa danse. En 2000, il obtient une bourse d'étude de l'Institut Français de Coopération de Tunis pour suivre les cours du Centre National de Danse Contemporaine d'Angers où il rencontre des chorégraphes et pédagogues comme Dominique Dupuy, Angelin Preljocaj, Alvaro Restrepo, Christine Kono ou Koffi Koko... Durant cette période, naît une étroite collaboration avec la danseuse tunisienne Aïcha M'Barek qui est aussi au CNDC. Ensemble ils initient un travail approfondi sur une gestuelle «qui serait tunisienne».

C'est avec le trio « Inta Omri » créé en mai 2001 inspiré par les textes des chansons de la diva arabe Om Koulyhoum qu'il commence à chorégraphier. Il réalise ensuite courant 2002 deux courts-métrages en vidéo « Au-delà des mots » et « 5ème étage au bout du couloir » en collaboration avec Rolando Rochas, danseur péruvien. En juin 2002, le solo « Zenzena » (La Cellule) a obtenu la mention « bien » jury du CNDC d'Angers. Quelques semaines avant sa création, blessé au genou, Hafiz s'oblige à composer avec cette contrainte et à l'intégrer dans l'écriture chorégraphique. La contrainte physique devient le moteur même de l'écriture.
En 2003, il participe au stage de formation EX.E.R.CE proposé par le Centre Chorégraphique National de Montpellier, dirigé par Mathilde Monnier. Durant ce stage, il travaille avec des artistes comme Mathilde Monnier, Joao Fiàdéro, Luis Ayet, Pierre Droulers, Lisa Nelson, Simon Hequet, Boris Charmatz, Hubert Godard, Isabelle Launay. Pour finaliser ce stage, il crée une pièce chorégraphique, « h.M. », pour six danseurs et une danseuse. Il se propose de recourir à la forme « chorale » pour exposé un point de vue sur l'identité masculine.

En février 2004, il danse dans la nouvelle création d'Abou Lagraa (Compagnie La Baraka) « Cutting Flat » en résidence à Annecy/Bonlieu Scène Nationale.
Il crée le duo « Khallini Aïch, avec Aïcha M'Barek en mars 2004 dans le cadre des Repérages de Danse à Lille.

En 2005, il est de nouveau l'interprète d'Abou Lagraa dans la pièce « Où transe ». Il intègre le Centre Chorégraphique National de Caen, dirigé par Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, en tant qu'interprète et artiste associé. Il danse dans les pièces « MAdâa » en 2005, « Pièze », « Unité de pression » en 2006.

Parallèlement, en 2005, toujours avec Aïcha M'Barek, ils décident de créer la Compagnie Chatha réunissant leurs aspirations artistiques. Ils créent et réalisent deux duos, « Les Cartes postales Chorégraphiques » dans le cadre du projet « L'Art de la rencontre » conçu par Dominique Hervieu.

Pour la Biennale de la Danse de Lyon de 2006, ils créent le quatuor « Khaddem Hazem » en s'appuyant corporellement sur le bassin ils mettent en avant un rapport au travail, au monde ouvrier, et font du corps un métier.
En 2008, ils sont invités une nouvelle fois à la Biennale de la Danse de Lyon, où ils créent le quintet « VU », pièce parlant de l'apparence et de la superficialité des choses laissant place à un certain humour noir.

En 2009, ils participent au projet de création d'une pièce « Mon corps est mon pays », projet universitaire Franco-Tunisien impliquant des étudiants de Grenoble et de Tunis.

En 2010 ils créent « KAWA », solo à deux, pièce qui se pose en charnière dans leur parcours leur permettant d'affiner/affirmer leur langage chorégraphique, abordant la pressurisation de l'individu par la société.
En 2011, ils sont invités à travailler au Ballet national de Lorraine, et créent « Un des sens », pièce pour 28 danseurs qui leur permet d'aborder la notion de désir d'une rive à une autre.

Au sein de Chatha, ils créent leur nouvelle pièce, « Karbga  – jeux de pouvoir », pour 6 interprètes, évoquant la puissance de l'individu face à des enjeux de corps en rivalité/alliance avec l'autre.

Enfin, le duo participe depuis 2010 en tant que directeurs artistiques aux « Rencontres Chorégraphiques de Carthage » (Tunisie).

Depuis ces quelques années, ils veillent à faire évoluer leur langage chorégraphique et à se créer un ancrage à l'image de leur parcours bipolaire. Ils mènent des actions artistiques en collaboration avec plusieurs structures afin de toucher différents publics par leur démarche. Ils travaillent également à faire voyager leurs créations vers plusieurs continents et pays. Leurs pièces ont été dansées en Afrique (Cameroun, Burkina-Faso, Madagascar), en Europe (France, Allemagne, Pays-Bas, Hongrie), au Moyen Orient (Liban, Jordanie, Egypte) et en Amérique du Nord (Canada et USA).

Source : Programme de salle Maison de la danse ; Les Indépendances

En savoir plus

http://www.chatha.org/fr

Chatha

Direction artistique: Aïcha M'Barek, Hafiz Dhaou

Année de création: 2005

A Tunis, Aïcha M'Barek et Hafiz Dhaou font partie du paysage chorégraphique contemporain. Ils ont été formés au Sybel Ballet Théâtre en Tunisie puis au Centre National de Danse Contemporaine d'Angers où ils rencontrent Dominique Dupuy, Angelin Preljocaj, Alvaro Restrepo, Joëlle Bouvier. Parallèlement à leur parcours d'interprète, ils développent une écriture chorégraphique commune, c'est ainsi qu'en 2004, ils créent le duo «Khallini Aïch» («Laissez- moi vivre») lors des Repérages de danse à Lille et poursuivent leur collaboration dans le cadre du projet de Dominique Hervieu, L'Art de la Rencontre. En 2005, ils fondent la cie Chatha avec laquelle ils créent le quatuor «Khaddem Hazem» en 2006 et «Vu» en 2008. Depuis, ils veillent à faire évoluer leur langage chorégraphique et à se créer un encrage à l'image de leur parcours bipolaire. Ils veillent également à faire voyager leurs créations à travers le monde : en Afrique, en Europe, au Moyen- Orient et en Amérique du Nord.

Source : Site de la Compagnie Chatha

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chatha.org

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