La légèreté des tempêtes - Teaser


La légèreté des tempêtes c'est le calme dans la tornade, l'agitation dissimulée derrière l'apparence paisible de nos vies quotidiennes, l'expression révélée de notre vibration intérieure.

 
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La légèreté des tempêtes

Création 2014 - 4 danseurs, 4 musiciens

LE DÉSIR, CAUSE DE NOS TEMPÊTES INTIMES

Dans cette pièce, Christian et François Ben Aïm s'attachent à explorer le désir, source de multiples forces, énergie sans limite qui pousse le corps à toujours se mouvoir, dans une quête démesurée vers un but inaccessible. Conçu comme la force motrice des interprètes au plateau, il est là pour faire surgir en eux un souffle de vie, pour donner à chacun de leurs mouvements une urgence spontanée.

Dans quels états nous plonge cette aspiration permanente ?
Comment le désir s’immisce-t-il dans nos moindres gestes et mouvements ?
A quels rapports aux autres nous invite-t-il ?
De quel monde inconscient ou invisible sommes-nous les marionnettes pensantes ?

La légèreté des tempêtes nous propose de parcourir certains des états dans lesquels cet appétit irrationnel nous plonge, d’observer comment il anime nos faits et gestes, entre inconscience et conscience.

LA MUSIQUE : UN PERSONNAGE À PART EN ENTIÈRE

La musique occupe une place centrale dans cette pièce, par la présence des musiciens sur le plateau, et la scénographie qui leur donne une position prédominante.

Les chorégraphes ont passé commande au compositeur Jean-Baptiste Sabiani d’une partition originale interprétée sur scène par une formation contemporaine de trois violoncellistes et un chanteur-percussionniste. Avec La légèreté des tempêtes, c’est la quatrième composition que Jean-Baptiste Sabiani réalise pour Christian et François Ben Aïm. Et pour la première fois, ils ont confié au compositeur la mission de réaliser cette partition en amont des répétitions. Ceci a impliqué pour eux une démarche originale : la création chorégraphique à partir de la création musicale. 

UNE DANSE HEURTÉE

Christian et François Ben Aïm explorent les frontières du désir par l’entremise d’une écriture précise et heurtée, comme une succession de sensations et de résonnances, composée de ruptures, d’urgences et de grâce, donnant lieu à des états de suspension et de tourbillon, de résistance et d’abandon, de fracas et de calme.

Les interprètes sont ainsi parcourus, parfois malgré eux, par des états, des émotions, des élans qui les dépassent et qu’ils observent oeuvrer à l’intérieur d’eux. Que la nature de ces états soit joyeuse ou grave, ou encore éprouvante importe peu, le danseur oberve avec la même attention les réactions que ces états suscitent en lui pour le plaisir de l’expérience.

A travers le prisme de ces contrastes, c’est le monde qui nous entoure dont les chorégraphes dressent une cartographie sensible, et en éprouvent les aspérités sur nos corps, pensées et émotions.

Générique

Chorégraphie : Christian et François Ben Aïm
Composition musicale : Jean-Baptiste Sabiani
Interprétation : Danseurs Aurélie Berland, Florence Casanave, Mélodie Gonzales, Christian Ben Aïm, Violoncellistes Mathilde Sternat, Lili Gautier, Frédéric Deville ou Frédéric Kret, Chanteur-percussioniste Bruno Ferrier
Interprétation sur la vidéo : Danseurs Aurélie Berland, Florence Casanave, Mélodie Gonzales, Christian Ben Aïm, Violoncellistes Mathilde Sternat, Lili Gautier, Frédéric Deville, Chanteur-percussioniste Bruno Ferrier
Assistante mise en scène et chorégraphie : Jessica Fouché
Création costumes : Dulcie Best
Création et régie lumières : Laurent Patissier
Régie générale et plateau : Luc Béril ou Olivier Mendili
Régie son : Sébastien Teulié
Regards extérieurs : Anne Foucher, Pierre-Antoine Thierry
Construction décor : Olivier Crochet, Timothy Larcher
Recherches iconographiques : Clémence Beauxis

Sabiani, Jean-Baptiste

Compositeur, arrangeur

Après une formation au CIM (Centre d’Information Musicale), Ecole de jazz et de musiques actuelles, Jean-Baptiste Sabiani suit une formation de cinq ans à l’American School of Modern Music de Paris, de 1990 à 1995, avec le piano comme spécialisation. Au cours de sa carrière, il a réalisé des compositions, arrangements et enregistrements dans les domaines du jazz, du théâtre et du cinéma.

Jusqu’en 1998, il pratique la composition et l’arrangement en jazz tout en se consacrant à l’accompagnement d’artistes de la nouvelle chanson française (Mathieu Boogaerts, Dani, Alain Champfort…).
En 1998, il se forme à la composition et à l’orchestration classique.

En 2009 il collabore avec la chorégraphe Julie Trouverie pour les créations musicales de ses pièces Mysterious skin et Au loup ! Conte de jeunes filles en brume. C'est à l'occasion de cette première entrée dans la création chorégraphique qu'il rencontre Christian et François Ben Aïm, et compose la musique de leur pièce Résistance au droit (2010). Par la suite, il compose et/ou arrange les créations musicales des pièces Valse en trois temps (2010), L’ogresse des archives et son chien (2011), La forêt ébouriffée (2013), Karma (2013).

En 2014, pour La légèreté des tempêtes, les chorégraphes lui commandent la création musicale en amont des répétitions. Cette démarche lui offre la possibilité de laisser libre cours à toute son imagination et de s’emparer pleinement de la thématique.

Au théâtre, il fait la composition, les enregistrements et les arrangements du spectacle Adèle a ses raisons puis Dis leur que la vérité est belle de Jacques Hadjaj.

Dans le domaine cinématographique, il compose, enregistre et fait les arrangements du film La Troisième partie du monde d’Eric Forestier (2009, fiction), Les Bonobos d’Alain Tixier (2010, fiction), La Révélation des pyramides de Patrice Pouillard (2011, fiction), compose les musiques additionnelles du film Zim & co de Pierre Jolivet (2005, fiction), et les créations musicales de plusieurs courts-métrages.

Patissier, Laurent

Créateur lumières

Laurent Patissier se consacre depuis 20 ans à la conception d'éclairages pour le spectacle vivant. Il met en lumière des pièces de théâtre, de danse, des marionnettes, des concerts et des expositions.

Laurent Patissier rencontre les chorégraphes Christian et François Ben Aïm en 1998, pour une première collaboration sur leur pièce L'homme rapaillé, à partir de 2004 et son travail sur la pièce Carcasses, un oeil pour deux, il créé les lumières des pièces de la compagnie.

Pour la création chorégraphique, Laurent Patissier a dernièrement créé les lumières des pièces Il Progetto Indispensabile de Ana Ventura (2010), Rock’n Roll Suicide (2010) et Obstinés, lambeaux d’images (2013) de Andréa Sitter, Phorm (2014) des chorégraphes hip-hop David Colas et Santiago.

Pour des compagnies théâtrales il créé les lumières des pièces La Permanence des choses, un Essai sur l’inquiétude (2009) de Sandrine Roche, Avis de Messe Marionettique (2010) de Luc Laporte, Paysage Intérieur Brut de Marie Dilasser, mise en scène par Christophe Cagnolari.

Laurent Patissier a également collaboré avec Brice Coupey, Franck II Louise, Etienne Pommeret, Valérie Grail, Pisani et Nathalie Rafal, Merlin Nyakam, Ma Fu Liang, La Danse du Chien, Agnès Sighicelli, François Boursier, Vincent Dussart, Jérôme Pisani et Nathalie Rafal...).

En 2014, puis pour les éditions suivantes, il met en lumières le Festival Sidération pour le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) et éclaire pour les Nuits Blanches, la sculpture Fracas d’Emmanuelle Ducros, exposée au Centre d’Art Contemporain de l’Abbaye de Maubuisson.

Il aime également assez photographier des clarinettes et claironner des photographies (mais pas toujours).

Ben Aïm, Christian et François

UNE FRONDAISON

Est-ce un hasard si l’arbre et la forêt sont des éléments récurrents qui jalonnent bon nombre de pièces de Christian et François Ben Aïm ? Qu’ils habitent le plateau, rondins ou tronc monumental, qu’ils descendent des cintres comme un bosquet renversé, ou s’inscrivent dans un décor vidéo, ils marquent le territoire d’une démarche riche, peuplée d’espaces denses propices à ouvrir les imaginaires.

La forêt Ben Aïm est abondante, luxuriante. Elle fourmille de personnages, d’êtres alambiqués, d’histoires à reconstituer. Elle appelle des voix, des musiques, des images. S’y perdre, c’est aller à la découverte d’une humanité impatiente, prompte à faire surgir dans ses corps les forces et fragilités de chacun. Dans son épaisseur, on distingue les mots de Peter Handke, de Bernard-Marie Koltès, les photographies de Josef Koudelka, les tableaux de Hopper ou les personnages des contes de fées…

A FLEUR DE PEAU, AU CREUX DU CORPS

C’est à tort que l’on a voulu faire rentrer la démarche de la compagnie dans les habits d’une danse-théâtre, vite devenus trop courts, au rythme de créations qui ont toujours fait fi des modes ou des chapelles. Il s’agit davantage pour les chorégraphes de fouiller un rapport à la vie même, d’en creuser les émotions, de faire surgir des présences et des sensibilités exacerbées… Mais le corps reste le vecteur principal et son expressivité balaie d’un revers de la main toute tentative de dire une histoire. Des faits sont là, des événements ont lieu, des textes existent, et pourtant c’est le corps comme outil plastique et physique qui ouvre la voie d’un imaginaire en action. La danse domine le jeu, incarnant les forces en présence dans une tension trouble entre l’hypersensibilité et la distance de la légèreté. Les émotions sont piquées au vif, mais l’humour et l’étrangeté ne sont pas loin, rendant les états de corps toujours plus habités et incongrus.

AU RENDEZ-VOUS DES ÉCRITURES

Dans cette forêt, les corps font feu de tout bois. Ils deviennent les lieux d’une écriture chorégraphique qui s’invente dans l’enchevêtrement des techniques du mouvement et des ressources dramaturgiques. La danse, la musique, le cirque, la vidéo… sont les moteurs qui placent l’interprète dans le tourbillon de l’illusion scénique, ou plutôt dans l’œil du cyclone : car l’interprète reste au cœur des enjeux de toutes ces écritures qui se croisent. Il n’énonce pas mais incarne un état de corps, une émotion, une matière, qui dialoguent dans le mirage du plateau.

C’est en jouant de connivence et de complicité avec le public que Christian et François creusent cette dynamique. Mais dans la forêt Ben Aïm, c’est en suivant les chemins de traverse que l’on se retrouve et se reconnaît le mieux : du solo le plus intime à l’événement de masse, de l’espace public à la boîte noire, Christian et François Ben Aïm sèment leurs graines au gré d’un vent qui les mène droit vers d’autres terrains à défricher. De nouvelles clairières où tout peut arriver : des pièces qui s’écrivent à deux ou quatre mains, des projets au creux de nouveaux territoires, mais toujours aux sources du spectaculaire et de l’humain.

Nathalie Yokel

CFB 451

11, rue du 14 juillet - MCVA
94 270 Le Kremlin-Bicêtre
Téléphone : 01 43 60 76 11

Site internet : www.cfbenaim.com

Directeurs artistiques : Christian et François Ben Aïm

Administratrice : Ambre Takei
administration@cfbenaim.com

Attachée à la communication et aux relations publiques : Prune Allain-Bonsergent
communication@cfbenaim.com

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Christian et François Ben Aïm

Christian et François Ben Aïm

La collaboration de Christian et François Ben Aïm débute en 1997, avec la création d'une première pièce à quatre mains et se structure en 1999 avec la création de la compagnie CFB 451. A ce jour, ils ont chorégraphié ensemble une vingtaine de pièces. Christian et François Ben Aïm affirment dans un tandem fraternel une danse contemporaine sensible et poétique à l'écriture physique. A travers leurs créations ils mettent à nu nos ambivalences, nos fragilités, nos relations aux autres pour mieux révéler les différents visages de notre humanité.

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