Le Lac des Cygnes

2016
Année de création : 1877

Cette incursion dans le royaume magique des cygnes est la pièce "signature" des Trocks. Si ce ballet est le plus connu au monde, c'est sans doute grâce à son héroïne mystérieuse et pathétique évoluant dans le "glamour" du ballet russe du 19e siècle.

 
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Le Lac des Cygnes

Cette incursion dans le royaume magique des cygnes est la pièce "signature" des Trocks. L'histoire d'Odette, la belle princesse transformée en cygne par le sorcier diabolique Von Rothbart et sauvée par l'amour du Prince Siegfried, n'est pas un thème rare lorsque Tchaïkovski écrit ce ballet en 1877. La métamorphose des mortels en oiseaux et vice-versa apparaît fréquemment dans le folklore russe. Lors de sa création au Bolshoi de Moscou, le Lac des Cygnes ne remporte pas un franc succès. C'est un an après la mort de Tchaïkovski en 1892 que le Ballet du Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg produit la version que l'on connaît aujourd'hui. Si ce ballet est le plus connu au monde, c'est sans doute grâce à son héroïne mystérieuse et pathétique évoluant dans le "glamour" du ballet russe du 19e siècle.

source : Programme Maison de la Danse - 2016

Générique

Musique de Piotr Ilitch Tchaïkovski
Chorégraphie d'après Lev Ivanovich Ivanov
Costumes Mike Gonzales
Décors Jason Courson
Lumières Kip Marsh
Interprétation :
Benno Roland Deaulin (l'ami et le confident)
Prince Siegfried Vladimir Legupski (celui qui tombe amoureux)
Odette Lariska Dumbchenko (la plus belle)
Les cygnes : Colette Adae, Nadia Doumiafeyva, Nina Immobilashvili, Maria Paranova, Eugenia Repelskii, Moussia Shebarkarova, Alla Snizova, Doris Vidanya, Tatian Youbetyabootskaya (toutes les pauvres fiancées éconduites) Von Rothbart Yuri Smirnov (le génie malfaisant qui transforme les jeunes filles en cygne)

Réalisation vidéo : Fabien Plasson
Production : Maison de la Danse - 2016

Les Ballets Trockadero de Monte-Carlo

LES BALLETS TROCKADERO DE MONTE-CARLO

Les Ballets Trockadero de Monte-Carlo ont été créés en 1974 par un groupe de danseurs parmi les plus brillants de la danse classique américaine, désirant présenter une vue ludique et humoristique du ballet classique traditionnel sous forme de parodie et de travestissement. Ils se produisent d'abord lors de spectacles qui sont donnés tard le soir dans de très petites salles off-off Broadway. Les Trocks, comme on les a surnommés affectueusement par la suite, défraient rapidement la chronique, inspirant des articles élogieux dont celui d'Arlene Croce dans le New Yorker et des critiques dans le New York Times et le Village Voice, contribuant à établir le succès populaire et artistique de la troupe. Dès 1975, les Trocks alliant une connaissance et une technique de la danse irréprochables à un humour irrésistible, tout en démontrant à la stupéfaction générale que des hommes pouvaient réellement danser sur pointes sans perdre l'équilibre, se font remarquer au-delà de la scène new-yorkaise. Des articles et des annonces dans Variety, Oui, The London Daily Telegraph, ainsi que des photos de Richard Avedon parues dans Vogue, communiquent la notoriété de la troupe à l'échelle nationale ainsi qu'à l'étranger.

La saison 1975/76 est une année charnière qui modifie profondément la nature de la troupe, qui devient alors tout à fait professionnelle. Une direction forte, un professeur à plein temps et un maître de ballet pour superviser les classes et les répétitions quotidiennes sont engagés avec le soutien du National Endowment for The Arts Touring Program. Au cours de cette même saison, les Trocks entreprennent leurs premières grandes tournées aux États-Unis et au Canada ; emballant, déballant et remballant tutus et accessoires et commandant des chaussons de taille gigantesque. Courir pour attraper des avions et des bus affrétés devient rapidement le lot quotidien partagé par toute la troupe !

Les Ballets Trockadero de Monte-Carlo n'ont pas modifié leur orientation artistique depuis leur création. Ils peuvent interpréter avec une parfaite aisance toutes les œuvres du répertoire du ballet classique et de la danse moderne, en s'attachant à respecter l'esprit de la chorégraphie originale et les divers styles chorégraphiques. Mais sur l'air de la parodie : ils
 accentuent notamment certains aspects comiques de la danse académique et se livrent à des interprétations tout à fait personnelles des grands classiques. Ils intègrent et exagèrent faiblesses, accidents et incongruités de la danse dite «sérieuse». De « Giselle » au « Lac des Cygnes », de « Paquita » à « Don Quichotte », des chorégraphies d'Isadora Duncan ou Martha Graham, en passant par George Balanchine et Merce Cunningham, les Trocks dansent tous les rôles et n'escamotent aucun pas, aucune difficulté. Leurs corps massifs en équilibre délicat sur leurs pointes tels des cygnes, sylphides, lutins, esprits des eaux, princesses romantiques ou victoriennes pétries d'angoisse... Ils mettent en valeur l'esprit de la danse plus qu'ils ne le ridiculisent, bannissant toute forme de vulgarité au profit d'un comique irrésistible. Des néophytes aux connaisseurs les plus fins, nul ne résiste aux extravagances hilarantes de ces garçons travestis qui allient une connaissance et une technique de la danse irréprochables à un humour dévastateur.

Source : Maison de la Danse - Programme de salle

 

 

En savoir plus

www.trockadero.org

 

 

Mise à jour : mars 2012

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