BLACK'N'BLUES

2010
Année de création : 2010
Déposée par : Numeridanse.tv

BLACK'N'BLUES s'inspire de la tradition des minstrel shows et du blackface du 19ème siècle aux Etats-Unis.

 
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Black N'Blues

BLACK'N'BLUES s'inspire de la tradition des minstrel shows et du blackface du 19ème siècle aux Etats-Unis. Si l'histoire du minstrelsy a été plus ou moins volontairement perdue, effacée, ou enterrée, il est essentiel de rappeler qu'il constituait la première forme authentique de théâtre américain.

L'inversion constante des symboles de l'identité et du pouvoir et la panoplie de personnages contradictoires questionnaient constamment avec légèreté et panache, les notions de race, de classe et de genre. Le minstrel show préfigurait beaucoup de formes d'entertainment américain populaire du 20ème siècle, entre autres, le vaudeville, le burlesque, le slapstick, le standup comedy et même le rap.

Le spectacle puise dans la mémoire collective d'une imagerie populaire enfouie et souvent caricaturale, et le vécu intime des interprètes. Si certains des éléments peuvent heurter, il ne s'agit pas de gommer ces aspects mais de les exposer au public afin de faire naître une réflexion et un dialogue.

BLACK‘N'BLUES joue avec les éléments et les mécanismes propres au minstrel show : blackface, travestissement, masques, song-and-dance, batailles de danse et joutes orales. Avec le même esprit léger et ludique, il traite les sujets d'actualité et met en scène le présent. Dans un décor de toiles peintes et palissades en bois évoquant le théâtre populaire du 19ème siècle, les interprètes dansent, chantent et jouent un minstrel show contemporain qui libère, par la parodie, les forces critiques que provoque le rire.

source : http://www.idamarktompkins.com/

Générique

Avec
Geoffrey Carey ou Mark Tompkins : Uncle Sam, Preacher, TV MC, Aunt Jemima
Mathieu Grenier : B Boy
Isnelle da Silveira : Wawa
Séverine Bauvais ou Eve Arbez : Baby
Dorothée Munyaneza ou Liza Edouard : Yoyo
Antje Schur ou Yulia Tokareva : Jonny

Direction artistique : Mark Tompkins
Scénographie et Costumes : Jean-Louis Badet
Création lumière et Direction Technique : David Farine
Arrangements musicaux : Mathieu Grenier
Administration, Diffusion : Amelia Serrano
Assistante administration : Sandrine Barrasso
Captation vidéo : Gilles Toutevoix

Tompkins, Mark

Danseur, chorégraphe et pédagogue américain, Mark Tompkins vit en France depuis 1973. Après une série de solos et spectacles collectifs, il fonde en 1983 la compagnie I.D.A., International Dreems Associated. Au fil du temps, sa manière unique de fabriquer des objets performatifs non identifiés est devenue sa signature.

Solos, pièces de groupe, concerts et spectacles mêlant la danse, la musique, le chant, le texte, la vidéo, sont les étapes de ce parcours initié au début des années 70 et poursuivi avec la complicité du scénographe et costumier Jean-Louis Badet depuis 1988. Il  mène aussi une recherche sur l'improvisation et la composition instantanée à travers son enseignement et des performances avec d'autres danseurs, musiciens, éclairagistes et vidéastes.

Lauréat du Concours de Bagnolet en 1984, il réalise un triptyque Trahisons - Men, Women, Humen, inspiré par l'étude du corps humain en mouvement du photographe Eadward Muybridge, présenté dans son intégralité au Festival Montpellier Danse en 1987. L'année suivante, il crée au Festival d'Avignon Nouvelles d'après le roman IDA de Gertrude Stein.

De  1990 à 1992, il produit La Plaque Tournante, une série de spectacles site spécifiques comprenant la danse, la musique, la vidéo et la lumière, avec sa compagnie et des artistes locaux dans dix villes européennes. Revenant à l'espace théâtral traditionnel, il crée Home (1993) un vaudeville pour quatre danseurs-comédiens, Channels (1994), une fantaisie urbaine pour sept danseurs et trois musiciens, et Gravity (1996), un reality show pour cinq performeurs et de la vidéo.

Il crée et danse des solos, réunis depuis 1998, sous le titre Hommages : La Valse de Vaslav (89), un hommage à Nijinski, Witness (92), dédié au danseur chorégraphe Harry Sheppard, Under My Skin (96), un hommage à Joséphine Baker, Icons (98) dédié à Valeska Gert.

En résidence à Strasbourg de 1998 à 2000 avec huit interprètes, il crée La vie rêvée d'Aimé (1999) une comédie musicale pour les adolescents de tous âges et remiXamor (2000), une fresque sur le corps et ses désirs.

De 2001 à 2008, il est artiste associé au Théâtre de la Cité internationale à Paris, où il développe En Chantier 2001-2004, un projet de recherche avec plus de 80 performances improvisées dans le paysage en mutation du chantier des futures salles du théâtre. Il crée le solo Song and Dance en 2003 et montre ses pièces récentes. En 2005, il crée un solo Sept Voiles, et une pièce de groupe, ANIMAL Mâle, une interrogation sur le combat, la survie, la domination et le pouvoir, suivie d'une version féminine, ANIMAL Femelle en 2007.

En 2005, il forme un groupe de rock avec le compositeur et musicien Nuno Rebelo. Mark Lewis and the Standards sort son premier album et tourne. En 2006, ils créent un duo, LOST&FOUND, et en 2007, Mark Lewis crée un karaoké solo concert, kings&queens.

En 2008, à l'occasion du 25e anniversaire de la compagnie I.D.A., Mark Tompkins réincarne un solo de 1983, empty holes- la vie l'amour et la mort de John et Doris Dreem, et crée LULU une opérette de circonstance, avec la musique de Rebelo et Tompkins.

La même année, il reçoit le Prix Chorégraphie de la SACD pour l'ensemble de son œuvre.

En 2010, il crée PUTTIN' ON A SHOW une revue musicale avec les élèves de la formation ex.e.r.ce au CCN de Montpellier, et BLACK'N'BLUES, spectacle musical qui s'inspire de la tradition des minstrel shows et du blackface du 19e siècle aux Etats-Unis et qui traite avec humour les questions du racisme et de l'identité dans nos sociétés passées et actuelles.

En 2012, il crée OPENING NIGHT a vaudeville, un duo avec Mathieu Grenier qui questionne les thèmes de la transmission, du vieillissement et de la mort, dans la relation complice et conflictuelle entre un vieux showman et son jeune acolyte.

(http://www.idamarktompkins.com/)

Toutevoix, Gilles

Né en 1976 à Avignon, Gilles Toutevoix entre à l'Ecole Supérieure d'AudioVisuel de Toulouse en 2000, après une maîtrise de Lettres Modernes à la faculté d'Aix en Provence. Après un premier documentaire sur la transhumance dans les Alpes (« Meneur de Troupeau », 2002), il découvre la danse contemporaine en réalisant une vidéo de la création Alibi de Meg Stuart au festival "Sans Titre" de Toulouse en 2002, puis réalise des fictions dansées (« Les Chaises », 16mm, 2002). Il enchaîne les captations de spectacles avec notamment Too shy to stare, de Davis Freeman, et collabore avec des chorégraphes en tant que conseiller vidéo (pour « Remake », de Sandrine Salzard), et en tant que créateur sonore/technicien du son (« Aquarium », de Richard Nadal). En 2003, il réalise un documentaire sur le chorégraphe-danseur Mark Tompkins en se plongeant lui-même dans le travail du danseur : On The Edge. Le début d'une collobaration avec le chorégraphe puisqu'il réalise dans la foulée le film « Song and Dance », sur le dernier solo de Mark Tompkins du même nom.
Le film fait l'ouverture du festival "Vidéodanse", au centre Beaubourg à Paris en janvier 2004, puis programmé au festival de Montpellier Danse 2004, et des extraits sont également diffusés sur Canal+ lors de la "Nuit gay 2004".

Parallèlement, il est assistant-réalisateur et cadreur sur le film de Paul Lacoste « Le Vin d'Olivier » (La Huit production pour TV5 - Arte). Il rejoint la Cie "IDA-Mark Tompkins" en tant que vidéaste/ installateur sonore/ performer, sur le projet « En Chantier », au Théâtre de la Cité Internationale à Paris, projet qui prendra fin courant novembre 2004. Cette année, il réalise aussi un documentaire sur la formation du danseur au Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse, et improvise avec son installation sonore aux côtés de Patricia Kuypers.

Source: Site de Gilles Toutevoix

En savoir plus

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