Le cygne

1983
Année de création : 1949

Assise, la tête renversée, les bras frémissants, Yvette Chauviré revit "La Mort du Cygne".

 
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Cygne (Le)

Collection Le Spectre de la danse

Assise, la tête renversée, les bras frémissants, Yvette Chauviré revit La Mort du Cygne. Elle transmet ici à Dominique Khalfouni son savoir et son interprétation d'un des rôles majeurs du ballet romantique.

(Patrick Bossatti)

Le Spectre de la danse

Le Spectre de la danse est le titre du film que Dominique Delouche réalise sur la danse classique en 1961. Pour ce réalisateur qui s'attache à montrer les étoiles sous un jour différent sans entacher leur aura et leur image désincarnée, ce film fait figure de manifeste. Le titre est ensuite repris comme générique de la série de sept courts métrages réalisés entre 1961 et 1986.

Le spectre de la danse

L'Adage

Aurore

Autour de la Sylphide

Le Cygne

Leçon de ténèbres

Pas à pas

Générique

1983, 11', couleur, documentaire

Réalisation : Dominique Delouche

Production : films du Prieuré, cinémathèque française

 

Contact :

CNC Images de la culture : idc@cnc.fr

 

Chauviré, Yvette

Élève de l'École de danse de l'Opéra de Paris, elle parfait ensuite sa formation avec B. Kniasseff et V. Gsovski. Entrée dans la troupe en 1931, nommée étoile en 1941, elle engage, en suivant S. Lifar au Nouveau Ballet de Monte-Carlo en 1946, une série de départs et de retours à l'Opéra de Paris (1947-1949, puis 1953-1963), s'échappant pour tourner à travers le monde (1949-1952). À partir de 1963, elle se produit en invitée dans de grandes compagnies, tout en étant sous contrat avec l'Opéra. Elle fait ses adieux officiels à la scène en 1972, préside l'Académie internationale de danse à Paris (1970-1977) et enseigne à l'Opéra où elle fait travailler les étoiles. Auteur de Je suis ballerine (1960), elle se raconte à Gérard Mannoni dans Yvette Chauviré. Autobiographie (1998).

Danseuse élégante, précise et raffinée, elle incarne la quintessence de l'école française. Sa carrière est surtout marquée par la création de nombreux ballets de Lifar (Alexandre le grand, David triomphant, Le Chevalier et la Damoiselle, Joan de Zarissa, Suite en blanc). Elle y impose sa superbe plastique et son tempérament dramatique, particulièrement dans le rôle titre d'Istar en 1943 et l'Ombre des Mirages. Oiseau racé dans La Mort du cygne (1949) et Le Cygne (1953) aussi bien que brillante protagoniste du Grand pas classique (musique de D. Auber) réglé pour elle par V. Gsvoski en 1949, elle se révèle une diaphane et inoubliable Giselle. Professeur d'interprétation, elle sait magnifiquement expliquer et transmettre la dimension psychologique des rôles, tant féminins que masculins, comme en témoigne le film Une étoile pour l'exemple (1988, réalisé par Dominique Delouche).

Dernière mise à jour : juillet 2013