Transmission de Ostrich

Année de création : 1934

Transmission de la danse d'Asadata Dafora par la chorégraphe Ella Moore au danseur James Carlès.

 
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Ostrich

Ce solo est une des premières compositions sur la scène occidentale à fusionner la danse moderne et les mouvements africains. Asadata Dafora, qui immigra aux Etats-Unis en 1929, nous livre sa vision chorégraphique de la danse traditionnelle africaine mise en scène avec les canons de la danse occidentale. Le danseur se transforme en un majestueux, un puissant oiseau.

Générique

Création : 1934
Chorégraphe : Asadata Dafora
Passeur : Ella Moore
Repris par : James Carlès
Durée : 4 mn
Interprète : James Carles ou Georgey Souchette ou Clément Assémian
Musique : traditionnel percussions africaines

Dafora, Asadata

Asadata Dafora (1890-1965) est venu aux États-Unis de Sierra Leone et en 1929 il a formé le groupe Shogola Oloba (danseurs et chanteurs) pour présenter dance dramas basés sur le mythe et le savoir de l'Afrique de l'Ouest. Il a été le premier artiste qui a tenté de présenter des formes africaines authentiques - presque inconnues à l'époque - en dehors d'un cadre tribal. Sa production de 1934 intitulée "Kykunkor" (The Witch Woman) a bénéficié de soixante-cinq représentations complètes à New York. Dafora a également créé les drance dramas Zunga et Zungure et a été co-auteur, avec Orson Welles, de la pièce de radio "Trangama-Fanga". Sous les auspices de WPA, son entreprise est devenue la Federal Theater African Dance Troupe. Avec Welles et John Houseman, il a collaboré à la production du Federal Theater "Macbeth" en Haïti et a chorégraphié les sorcières Vodun. Dafora a excellé en tant que chanteur, compositeur, danseur, chorégraphe et écrivain, inculquant des musiciens et danseurs noirs avec fierté et reconnaissance pour l'héritage africain. À la suite du travail de Dafora, des artistes tels que Pearl Primus s'en sont inspirés en intégrant des éléments africains dans la chorégraphie et la performance.

Source : Dance Heritage

En savoir plus

danceheritage.org

 


Carles, James

James Carlès est chorégraphe, chercheur et conférencier. Il reçoit une formation initiale en danses et musiques d'Afrique et de sa Diaspora puis il se forme auprès des grands noms de la danse moderne à New York et à Londres principalement. Depuis 1992, il a engagé une démarche artistique et analytique qui explore les "lieux de jonctions" entre les danses, rythmes et philosophies d'Afrique et de sa Diaspora avec les techniques et les cadres de pensées occidentales. A ce jour, le répertoire de sa compagnie est riche de plus d'une cinquantaine de pièces de sa propre création et d'auteurs comme Katherine Dunham, Pearl Primus, Talley Beatty, Asadata Dafora, Géraldine Armstrong, Rick Odums, Wayne Barbaste, Carolyn Carlson, Robyn Orlin, etc.

Danseur soliste et performer hors pair, James Carlès a été interprète et collaborateur artistique pour non seulement, de nombreux "ensembles musicaux" allant du Baroque, à la musique contemporaine, en passant par le Jazz; mais également des chorégraphes tels que Carolyn Carlson, Robyn Orlin, Rui Horta, Myriam Naisy, etc.

Artiste associé à l'Astrada-Jazz In Marciac de 2012 à 2014, chercheur associé au laboratoire LLA Créatis de l'université Jean-Jaurès de Toulouse, James Carlès est particulièrement investit dans des projets patrimoniaux pour la diversité et la diffusion de la culture chorégraphique.
Il est également créateur et directeur artistique du festival "Danses et Continents Noirs".

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Centre Chorégraphique James Carlès

Centre Chorégraphique James Carlès

Le Centre Chorégraphique James Carlès œuvre à la valorisation des formes chorégraphiques issues des traditions sociales et populaires en occident. En 1998 James Carlès créé le centre de danse éponyme autour de plusieurs axes : -La pratique amateur -La formation professionnelle conventionnée -La compagnie James Carlès Dance & Co -Le festival Danses et Continents Noirs -Des résidences pédagogiques (stages et Masters Class avec des artistes internationaux) Au sein de ses créations, la compagnie tend à confronter des cultures chorégraphiques diverses à d’autres formes d’art. Elle mène également des activités autour de la recherche, la conservation, la transmission, la diffusion et la sensibilisation des publics.

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