Contact

2014
Année de création : 2014

Philippe Decouflé crée avec "Contact" une comédie musicale et visuelle, conte déraisonnable de nos passions humaines.

 
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Mise en scène et chorégraphie Philippe Decouflé

Faiseur de métamorphoses oniriques, Philippe Decouflé puise à la source du savant et du populaire, explose les codes en injectant à son art le spectaculaire, le burlesque et le bizarre. Il crée avec Contact une comédie musicale et visuelle, conte déraisonnable de nos passions (sur) humaines. Les seize danseurs et acteurs convoquent l’art, l’amour, la connaissance, le divin et l’avidité ; s’interrogent sur le sens du bien et du mal ; explorent l’essence duelle universelle en insufflant au romantisme faustien l’absurde et la fantaisie d’une "Decouflerie". Dans cet appel à l’imaginaire et au plaisir du public, seule la liberté prime. et (s’en)chantent alors la passion, le feu et la folie. sur le plateau, les contrastes se superposent et les climats se succèdent, du clair-obscur du Faust, une légende allemande de Friedrich Wilhelm Murnau, à la flamboyance du West Side Story de Jérôme Robbins. les couleurs des costumes crient lorsque se brisent les lignes noires et blanches du décor expressionniste. les images pré-filmées ou captées en direct, kaléidoscopiques, miroitantes ou tourbillonnantes, multiplient le champ des perceptions et illusionnent le réel. Danse, chant, musique, acrobatie et magie mêlés à la vidéo érigent des fantasmagories. Au delà, Philippe Decouflé déploie sa grammaire originale dans un dialogue permanent entre fresques collectives jouissives et séquences intimes ténues, chorégraphies à la géométrie savamment orchestrée et pantomimes dansées.

Source : Programme - Maison de la Danse 

Générique

Mise en scène et chorégraphie : Philippe Decouflé
Musique originale et interprétation : live Nosfell, Pierre Le Bourgeois
De et avec : Christophe Salengro, Alice Roland, Clémence Galliard, Eric Martin, Alexandra Naudet, Stéphane Chivot, Flavien Bernezet, Sean Patrick Mombruno, Meritxell Checa Esteban, Violette Wanty, Julien Ferranti, Joannis Michos, Lisa Robert, Suzanne Soler
Éclairages : Patrice Besombes
Décor et scénographie : Jean Rabasse
Assistante : Gladys Garot Frati
Costumes :Laurence Chalou
Assistante : Léa Rutkowski
Équipe de création : Jean Malo, François Blaizot
Coiffuriste : Charlie Le Mindu
Accessoires : Eric Halley
Maquillage : Christophe Oliveira
Vidéo : Olivier Simola
Régie video : Laurent Radanovic
Construction accessoires : Guillaume Troublé
Assistante à la chorégraphie : Daphné Mauger
Régie générale (en alternance) : Patrice Besombes, Begoña Garcia Navas
Régie lumières : Chloé Bouju
Régie plateau et vols : Léon Bony
Régie plateau : Guillaume Troublé
Régie son : Jean-Pierre Spirli
Chauffeur : Michel Merlin
Direction technique : Lahlou Benamirouche
Direction de production, directeur délégué : Frank Piquard
Administratrice adjointe : Estelle Le Goasduff
Attachée de production : Juliette Medevielle
Diffusion internationale : Esther Welger
Attachée de presse : Dorothée Duplan, Planbey Agency
Films Animation des œuvres de : Marcel Storr Les mégapoles, en accord avec Liliane et Bertrand Kempf, extraits de Faust, une légende allemande, de F.W. Murnau, version muette (UFA,1926), films originaux réalisés par Philippe Decouflé et Olivier Simola
Textes extraits de : Gestes et Opinions du Dr Faustroll, Pataphysicien (Alfred Jarry), et de Faust (de J.W. Von Goethe, trad. Gérard de Nerval), textes originaux écrits par Stéphane Chivot, Clémence Galliard, Alice Roland, Christophe Salengro

Decouflé, Philippe

« Enfant je rêvais de devenir dessinateur de BD. Le dessin est souvent au départ de mon processus de création. Je jette des idées, croque des images qui me passent par la tête. Ma culture, c'est la BD, la comédie musicale, la danse dans les boîtes de nuit, et…Oskar Schlemmer, chorégraphe du Bauhaus. La découverte des photos des personnages de son Ballet triadique a été une révélation. J'avais envie, depuis longtemps, de travailler avec des formes géométriques simples : un cube, un triangle, cela me plaisait d'observer comment ces lignes, ces volumes, se comportaient entre eux. Alwin Nikolaïs m'a enseigné l'importance de la lumière et du costume, l'assurance qu'on pouvait tout mélanger. Techniquement c'est Merce Cunningham qui m'a le plus formé à la danse. A New York, j'ai suivi les stages de vidéo que lui-même donnait : passionnant. J'y ai appris à maîtriser les problèmes de distance et de géométrie, les règles élémentaires de l'optique et du mouvement. Tex Avery m'a beaucoup inspiré dans la recherche de gestes a priori impossibles à réaliser… Il me reste toujours quelque chose de ce désir, une bizarrerie dans le mouvement, quelque chose d'extrême ou de délirant… Je recherche une danse du déséquilibre, toujours à la limite de la chute. Avec des modèles comme les Marx Brothers par exemple, et en particulier Groucho Marx, j'ai cultivé la prise de risque malicieuse, la répétition comique de l'erreur… »

Philippe Decouflé


Philippe Decouflé, danseur, chorégraphe, metteur en scène et réalisateur. Formé au mime, au cirque et à la danse, il crée sa compagnie en 1983. Il rencontre un rapide succès avec des spectacles emblématiques tels que Codex, Shazam!, Sombrero, mais aussi avec des manifestations d'envergure (Cérémonies des Jeux Olympiques d'Albertville). Parallèlement il réalise des clips, publicités, vidéos et collabore avec le Crazy Horse ou le Cirque du Soleil asseyant sa réputation de génial touche à tout à l'univers singulier.
Toujours entouré de la Compagnie DCA, il crée en 2010 Octopus, actuellement en tournée.

Sources : Parc de la Villette

 

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www.cie-dca.com

Mise à jour : mai 2012

DCA

Direction artistique Philippe Decouflé
Date de création 1983

1983 : Venu à la danse par les cours d'expression corporelle d'Isaac Alvarez ou l'école de cirque d'Annie Fratellini, Philippe Decouflé, après un parcours de danseur (Régine Chopinot, Alwin Nikolais) fonde sa compagnie "Vague Café", rapidement connue sous le nom de "DCA" : "Vague Café " du nom de son premier spectacle plébiscité par le public et les institutions, DCA pour Decouflé's Company for the Arts ou Défense Contre Avion, c'est selon. Philippe D. monte ensuite plusieurs spectacles sur un ton résolument humoristique et décalé ("Surprises", "Fraîcheur limite", "Soupière de luxe", "Tranche de cake"...) et son nom se fait peu à peu connaître en France et en Europe.
En 1986, le succès de "Codex" contribue à la définition d'une identité artistique de plus en plus affirmée : "Codex" s'inspire en effet d'une encyclopédie dessinée dans la fin des années 70 par un jeune Italien, Luigi Séraphini, dont les animaux fantastiques, les plantes imaginaires et les légumes vivants vont nourrir l'imaginaire chorégraphique de Philippe D. bien au-delà de ce seul spectacle.
Au croisement de son travail de chorégraphe, Decouflé s'intéresse au cinéma. Dès la création de sa compagnie, il réalise des vidéos danse -"La Voix des légumes", "Jump"- et un peu plus tard un court-métrage, "Caramba", suivi de vidéo- clips – "True faith" pour New Order et "She drives me crazy" pour les Fine Young Cannibals. 1989 est l'année d'une reconnaissance grand public avec le succès du défilé "Bleu Blanc Goude" sur les Champs-Élysées à Paris, clou des célébrations du Bicentenaire de la Révolution française, pour lequel Philippe D. chorégraphie "La Danse des sabots". Il reçoit également un Lion d'Argent au festival de Venise, qui récompense sa publicité pour Polaroïd. L'année suivante marque un retour vers la scène avec "Novembre" puis "Triton", spectacle sur le thème du cirque. Philippe Guillotel, artiste plasticien, entre alors dans la compagnie et réalise de surprenants costumes qui mettent en valeur un geste chorégraphique de plus en plus personnel.
En 1992, Philippe Decouflé se voit confier la mise en scène des cérémonies d'ouverture et de clôture des XVes Jeux Olympiques d'Albertville. À cette occasion s'affirme l'importance du collectif au sein de la compagnie : Pascale Henrot, Christophe Salengro, Éric Martin ou encore Philippe Guillotel et Jean Rabasse, ainsi que les musiciens Joseph Racaille, Antonin Maurel et Martin Meissonnier, contribuent aux côtés de Philippe D. à la réussite de ces cérémonies. L'événement consacre, par ailleurs, l'expression «decoufleries» désignant cet art singulier de la rencontre entre les mondes du cirque, de l'image et de la danse.
En 1993, Philippe D. signe "Petites pièces montées" où il «rêve de Méliès, de fantasmagorie» et interroge l'espace en se demandant «comment faire entrer et sortir mes danseurs par les cintres, comment les faire surgir du plancher». Il s'attelle ensuite à un court-métrage, "Le P'tit bal", qu'il interprète avec Pascale Houbin, reprenant en fausse langue des signes la chanson de Bourvil C'était bien. Ce film reçoit de nombreux prix français et internationaux. Encore aujourd'hui, il est diffusé dans plusieurs cinémas, écoles et festivals et forme le générique de l'émission "Des mots de minuit" présentée par Philippe Lefait sur France 2 depuis 2009.
En 1995, la compagnie s'installe à Saint-Denis, en région parisienne, dans une ancienne usine de chauffage surnommée la Chaufferie où sont désormais réunis plateau artistique, ateliers techniques et bureaux. Ce nouvel espace se transforme peu à peu en un laboratoire où se croisent artistes, concepteurs, techniciens et autres inventeurs. Puis l'imaginaire de Decouflé se tourne à nouveau vers les plantes, volatiles et légumes singuliers de "Codex" pour créer "Decodex", qui va à son tour connaître une longue tournée en France et à l'étranger.
1996 est marquée par une collaboration avec le Japon, avec la mise en scène de la comédie musicale "Dora, le chat qui a vécu un million de fois". Decouflé réalise ensuite une importante campagne publicitaire pour France Telecom.
La diversité des territoires explorés se confirme en 1997, année pendant laquelle Decouflé orchestre l'Art en Parade, atelier d'expression artistique pour enfants au centre Georges Pompidou (Paris). Cette année-là, il met également en scène la cérémonie d'ouverture du 50e anniversaire du Festival international de cinéma de Cannes, avant de revenir à Saint-Denis créer Denise, avant-goût d'un spectacle phare à venir : "Shazam!".
En 1998, il réalise un essai cinématographique intitulé "Abracadabra", puis met en scène "Shazam!" Cette pièce est jouée plus de deux cent fois en France et à l'étranger entre 1998 et 2001. 1998 est aussi l'année de "Triton et les petites Tritures", recréation sous chapiteau à Saint- Denis du "Triton" monté en 1990 complété par une série d'entresorts et d'expériences ludiques.
En 1999, Philippe D. signe l'habillage publicitaire de France 2. En 2001, "Shazam!" est invité à l'Opéra Garnier. C'est à la faveur de cette série de représentations que le spectacle est filmé et qu'un DVD du même nom voit le jour, aujourd'hui distribué par Naïve Vision.
C'est ensuite le début de l'aventure "Cyrk 13", spectacle de cirque issu de la rencontre de Decouflé avec la 13e promotion du Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne. Repris dans une nouvelle version l'année suivante, ce spectacle va ensuite tourner en France et en Europe jusqu'en 2003. En 2003, soucieux de garder la dimension artisanale du travail et désireux
de se confronter lui-même à la scène, Philippe D. crée au festival Grec à Barcelone, un Solo qu'il chorégraphie et interprète. Cette pièce dont la mise en scène évolue au fil du temps tourne depuis en France et à l'étranger.
Cette même année 2003, poursuivant l'aventure artistique avec le Japon, Philippe D. part avec son équipe en résidence pendant deux mois à Yokohama, à l'invitation de la Kanagawa Arts Foundation. Le 11 octobre, il ouvre le 10e festival international des arts de Kanagawa avec la création "d'Iris".
En 2004, "IIris", nouvelle version "d'Iris", repart en tournée nationale et internationale. Ce projet est l'occasion pour Philippe D. de réaliser un film en deux parties intitulé "2iris". La sortie de ce film intervient peu de temps après la sortie de "Kaleïdoskop", un DVD retraçant le parcours cinémato-chorégraphique de philippe D. et de ses complices.
2004 est aussi l'année de "Tricodex", nouvelle pièce créée pour les danseurs du Ballet de l'Opéra national de Lyon. Après sa création à Lyon, "Tricodex" est présenté au Théâtre du Châtelet à Paris avant de partir en tournée dans le monde entier (Bilbao, Pékin, Shanghai, Londres, New York...). 2005 est marquée par la poursuite de la tournée de Solo en Europe et à l'étranger, en Asie et aux États-Unis notamment. En septembre 2006, Philippe D. présente au Parc de la Villette L'autre Défilé, un défilé extravagant de costumes de scène de l'Opéra de Paris et de la Comédie-Française, mis en scène pour 120 défilants amateurs. L'événement s'est déroulé sur trois soirées, regroupant plus de 15 000 spectateurs. Cette même année 2006, Philippe D. crée avec ses complices Olivier Simola, Patrice Besombes, Alexandra Naudet, Sébastien Libolt et Christophe Salengro la pièce "Sombrero".
Cette pièce chorégraphique pour cinq danseurs, deux comédiens et deux musiciens est marquée par un travail important sur les ombres, et les références cinématographiques y sont nombreuses.
En 2007, Philippe D. concrétise ses recherches initiées en 2006 à l'occasion des Rendez-vous du New Burlesque, et construit avec des interprètes issus de cette mouvance le spectacle "Cœurs Croisés". Il y explore les frontières de l'intime et de l'exhibé. Et d'interroger : «Pourquoi diable se déshabille-t-on ?». Ce spectacle qui a tourné jusqu'au printemps 2010 apporte des réponses imagées. En septembre 2007, un millier de joyeux défilants formant une grande parade intitulée "La Mélée des Mondes", envahit les rues de Saint-Denis en l'honneur de l'ouverture de la coupe du monde de Rugby. En 2008, Philippe D. crée une nouvelle version de "Sombrero" : "Sombreros". La tournée commencée avec "Sombrero" et achevée avec "Sombreros" est la plus importante de la compagnie depuis "Shazam!", plus de 200 représentations, confirmant le succès de ses productions.
En 2009, Philippe D. est invité à mettre en scène le nouveau spectacle du Crazy Horse "Désirs". Il crée de nouveaux numéros pour le spectacle en repensant quelques numéros historiques pour une harmonisation globale.
En octobre 2010, Philippe D. crée "Octopus" avec une équipe renouvelée au Théâtre National de Bretagne, dont il est artiste associé. Cette pièce pour huit danseurs et deux musiciens est construite suivant une succession de tableaux relativement courts mise en musique par Labyala Nosfell et Pierre Le Bourgeois. La beauté et la laideur, la passion et la jalousie, ou encore la sensualité en sont autant de sources d'inspirations.
En 2011, parallèlement aux activités de la compagnie DCA, Philippe D. a travaillé à la conception du spectacle "Iris" pour le Cirque du Soleil sur le thème du cinéma au Kodak Theater de Los Angeles.

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mise à jour : Février 2012

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