ATEM (le souffle)

2012
Auteur : Nadj, Josef
Année de création : 2012

Transformer l’exiguïté d’une boîte de quatre mètres sur trois en un espace infini : voilà l’expérience théâtrale et alchimique à laquelle se livrent Josef Nadj et Anne-Sophie Lancelin.

 
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ATEM (le souffle)

Mise en scène, chorégraphie et scénographie Josef Nadj

Avec Anne-Sophie Lancelin et Josef Nadj

Transformer l'exiguïté d'une boîte de quatre mètres sur trois en un espace infini, abolir le temps autour d'un simple bâton, qui contraint autant qu'il rend possible la relation de deux êtres : voilà l'expérience théâtrale et alchimique à laquelle se livrent Josef Nadj et Anne-Sophie Lancelin. Ensemble, ils habitent ce dispositif et dansent pour une soixantaine de spectateurs. La promiscuité se change en intimité, le public est attentif aux innombrables détails d'une scène éclairée par de simples bougies. Le tableau vacille et évolue sous les assauts du souffle de chacun. Souffle, en allemand, se dit Atem. C'est un mot que Josef Nadj a rencontré dans un poème de Paul Celan, dont les écrits gravitent autour de cette nouvelle création. Le tableau vacille et évolue également sous les assauts d'Albrecht Dürer (1471-1528), dont la gravure "Melencolia" subjugue et poursuit Josef Nadj depuis son adolescence. Il y voit une femme et un petit homme, dotés d'ailes, qui semblent attendre devant une maison, entourés de multiples signes et objets qui rendent infinies les interprétations possibles. Le chorégraphe s'empare de cette gravure et de celles qui composent avec elle une trilogie – "Saint-Jérôme dans sa cellule" et "Le Chevalier, le Diable et la Mort" –, comme d'un gisement de rébus, de suggestions. Afin de déplier tous les possibles contenus dans ces œuvres, Anne-Sophie Lancelin et Josef Nadj évoluent dans un espace sonore composé, par Alain Mahé, à partir du son de la nature et des éléments. Pour un petit théâtre d'ombre et de lumière, d'émotions et de sensations.

Renan Benyamina pour l'édition 2012 du Festival d'Avignon

Générique 

Mise en scène, chorégraphie et scénographie Josef Nadj Musique originale Alain Mahé assisté de Pascal Seixas Interprétation Anne-Sophie Lancelin, Josef Nadj Musiciens Alain Mah é ou Pascal Seixas Costumes Aleksandra Pesic Accessoires Laszlo Dobo Régie générale Alexandre de Monte Construction du décor Clément Dirat, Julien Fleureau 

Durée environ 75 minutes

Nadj, Josef

Josef Nadj, est né en 1957 à Kanizsa (province de Voïvodine, en ex-Yougoslavie, actuelle Serbie). Dès l'enfance, il dessine, pratique la lutte, l'accordéon, le football et les échecs et se destine à la peinture.

Entre l'âge de 15 et 18 ans, il fait des études secondaires au lycée des beaux-arts de Novi Sad (capitale de Voïvodine). Puis, pendant quinze mois, son service militaire en Bosnie - Herzégovine.

Après quoi, il part étudier l'histoire de l'art et de la musique à l'Académie des beaux-arts et à l'université de Budapest, où il s'initie à l'expression corporelle et au jeu d'acteur.

En 1980, il part pour Paris afin de poursuivre sa formation auprès de Marcel Marceau et Etienne Decroux. En parallèle, il découvre la danse contemporaine alors en pleine expansion en France, suit l'enseignement de Larri Leong (qui mêle danse, kinomichi et aikido) et d'Yves Cassati, prend des cours de tai-chi, de butô ou de danse contact (avec Mark Tompkins), commence à enseigner l'art du geste à partir de 1983 (en France et en Hongrie) et participe, en tant qu'interprète, aux créations de Sidonie Rochon (Papier froissé, 1984), Mark Tompkins (Trahison Men, 1985), Catherine Diverrès (l'Arbitre des élégances, 1988) ou François Verret (Illusion comique et La, commande du GRCOP, 1986).

En 1986, il crée sa compagnie, Théâtre JEL (« jel » signifie « signe » en hongrois) et monte sa première pièce, Canard Pékinois, qu'il présente en 1987 au Théâtre de la Bastille et qui sera accueillie dès la saison suivante au Théâtre de la Ville à Paris.

En 1982, Josef Nadj arrête complètement le dessin et la peinture pour se consacrer à la danse – mais, en 1989, il commence à pratiquer la photographie, activité qu'il poursuit sans discontinuer jusqu'à aujourd'hui. Il ne recommencera à exposer qu'une quinzaine d'années plus tard.

Ce sont d'abord, en novembre 1996, les « Installations », une série de sculptures autour de la notion de temps, réalisées dans le prolongement de la création des Commentaires d'Habacuc ; puis en 2000, les « Miniatures », un cycle de dessins à l'encre de Chine inspirés, comme Les Philosophes, de l'œuvre de Bruno Schulz ; enfin, depuis 2003, ses photographies ont également fait l'objet de plusieurs expositions.

En 2006, Josef Nadj est l'Artiste associé du 60ème Festival d'Avignon et présente Asobu dans la Cour d'Honneur du palais des Papes, en ouverture du festival, ainsi que Paso doble à l'église des Célestins.

En 2010, il crée Cherry-Brandy, en tant qu'artiste invité au Festival International de Théâtre Anton Tchekhov, dans le cadre de l'Année France-Russie 2010.

Depuis 1995, Josef Nadj est directeur du Centre Chorégraphique National d'Orléans.

Ces dernières années, le chorégraphe a créé successivement ATEM le souffle (2012), OZOON (2013) et Paysage inconnu (2014). Il planche actuellement sur une nouvelle création, Kazan Flux Orchestra (2015), décrite comme un programme musical, visuel, théâtral et dansé, dans la lignée du mouvement Fluxus.

Source : Site de Joseph Nadj (CCN d'Orléans)

En savoir plus

www.josefnadj.com

 

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CCN d'Orléans

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Créé en 1995, le CCN d’Orléans est dirigé par Josef Nadj, danseur, chorégraphe et plasticien. Artiste et créateur aux talents multiformes, il explore et intègre dans son univers un mélange de genres artistiques donnant ainsi au CCN d’Orléans, une ligne conductrice : conjuguer plusieurs territoires et formes artistiques au sein d’un seul et même lieu - espace de recherche, de confrontation et de transmission…

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