La rencontre

2000

A partir des travaux d'atelier sur le clown menés par le metteur en scène Rachid Akbal et ses élèves comédiens auprès de jeunes handicapés mentaux, Jean-Patrick Lebel approche les notions de plaisir et de partage dans le travail théâtral.

 
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Rencontre (La)

 

La Rencontre

En 1993, Mathilde Monnier a créé "Pour Antigone" à Brest avec, entre autres, des danseurs traditionnels burkinabés. Six ans après, elle revient au Burkina présenter le spectacle pour la première fois et organiser un stage, lieu d'échange des conceptions des danses traditionnelle africaine et contemporaine européenne. Cette deuxième "rencontre" est suivie par Seydou Boro, danseur et cofondateur de la compagnie Salia Nï Seydou, et par Issa Traoré.

L'enjeu est de rendre visible l'émergence, encore timide, d'une expression contemporaine sur un continent où la tradition pèse de tout son poids. Mathilde Monnier parle de son besoin d'être déstabilisée et de travailler en partant, non pas d'une technique, mais d'un champ d'infinis. Salia Sanou se rappelle avoir été fortement perturbé par les demandes d'improvisation en silence de la chorégraphe. A ces paroles font écho les récits de Blandine Yaméogo, d'Issa Traoré, des danseuses de la compagnie Kongoba, et leur recherche, en pleine effervescence, d'une expression qui saurait concilier des formes du passé avec des perspectives actuelles. Ces fascinations réciproques évoquées par Mathilde Monnier donnent lieu à un film remarquable où, tel un geste hyper-fluide, la parole circule, portée par le désir de rencontre.


(Fabienne Arvers)



 

 

Générique

1999, 52', couleur, documentaire

 

Conception : Seydou Boro

Réalisation : Seydou Boro,Issa Traoré

Production : Les films Pénélope, Sahelis productions, Muzzik

Participation : CNC, ministère de la Culture et de la Communication (DMDTS)

 

Contact

Ministère de la Culture et de la Communication : claire.perrus@culture.gouv.fr

CNC Images de la culture : alain.sartelet@cnc.fr


Dernière mise à jour : octobre 2013

Monnier, Mathilde

De pièce en pièce, Mathilde Monnier déjoue les attentes en présentant un travail en constant renouvellement.

Sa nomination à la tête du Centre chorégraphique de Montpellier Languedoc-Roussillon en 1994 marque le début d'une série de collaborations avec des personnalités venant de divers champs artistiques.

De la plasticienne Beverly Semmes au philosophe Jean-Luc Nancy ou en passant par la cinéaste Claire Denis, Mathilde Monnier ne cesse de repousser les frontières pour nourrir un travail qui est expérience avant toute chose.

La création musicale occupe une place de choix à travers des collaborations très variées qui touchent autant aux musiques savantes que populaires : le jazzman Louis Sclavis, les compositeurs David Moss et Heiner Goebbels, le platiniste virtuose eriKm.

Elle s'appuie aussi bien sur la musique de la rockeuse P.J. Harvey que sur l'univers pop en rose du spectacle 2008 vallée qu'elle co-signe avec le chanteur Philippe Katerine dans un final en beauté à la Cour d'honneur du festival d'Avignon 08.

Fascinée par l'idée de l'unisson elle crée le bucolique Tempo 76 au festival Montpellier Danse 07 sur la musique de Gyôrgy Ligeti.

En février 2008, elle accepte la commande de l'Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Simon Rattle et chorégraphie l'Opéra Surrogate Cities de Heiner Goebbels. Plus de 130 amateurs sur scène participent à cet opéra centré sur la ville et les rapports de pouvoir qui s'y opèrent. La même année, elle présente au festival Montpellier Danse 08 le burlesque duo Gustavia dans lequel elle se met en scène au côté de la performeuse espagnole La Ribot.

En 2009, Mathilde Monnier s'intéresse à La Mort du cygne à travers une pièce, Pavlova 3'23'', qui travaille l'idée d'une danse de la fin.

En 2010, c'est en étroite collaboration avec le peintre Dominique Figarella que Mathilde Monnier signe la pièce Soapéra, puis elle rend hommage à Merce Cunningham au travers du spectacle Un américain à paris.

En 2011, Mathilde Monnier crée Nos images avec le chorégraphe Loïc Touzé et l'écrivain Tanguy Viel, une pièce autour du cinéma.

Elle recrée avec Jean-François Duroure Pudique acide / Extasis au Festival Montpellier danse 11, deux duos créés par les chorégraphes en 1984 et 1985.

ses dernières pièces

nos images (2011) / un américain à paris (2010) / soapéra (2010) / pavlova 3'23'' (2009) / surrogate cities (2008) / gustavia (2008) / les signes extérieurs (2008) / tempo 76 (2007) / city maquette (2007) / 2008 vallée (2006)

www.mathildemonnier.com


Salia Sanou et Seydou Boro *

Salia Sanou et Seydou Boro


Salia Sanou et Seydou Boro sont tous deux originaires du Burkina Faso. Nés respectivement en 1969 et 1968, ils se rencontrent en 1992 à l'École des ensembles dramatiques de Ouagadougou où ils suivent des cours de théâtre. L'année suivante, ils intègrent la compagnie de Mathilde Monnier au Centre chorégraphique national de Montpellier en tant que danseurs. C'est en 1994 qu'ils créent leur première oeuvre commune, Le Siècle des fous, qui a d'ailleurs été récompensée par le premier prix national du Concours de danse contemporaine africaine. Forts de ce premier succès, ils fondent la compagnie salia nï seydou et le Centre de développement chorégraphique de Ouagadougou, premier du continent africain. Tous deux ont été élus Artistes de l'Année en 2003 par l'Organisation internationale de la Francophonie et ont reçu en 2007 le trophée Culturesfrance des créateurs.

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Collections

Collection CNC - Images de la culture

Collection CNC - Images de la culture

Sous l’égide du Ministère de la Culture et de la Communication, le catalogue Images de la culture, géré par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), présente 300 de ses films consacrés à la danse. Réunissant captations de spectacle, fictions, entretiens ou documentaires, cette collection donne à voir une précieuse diversité d’esthétiques et d’approches de l’art chorégraphique du XXe siècle à aujourd’hui.

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