E pour eux

1999

Structuré sur le mode de l'alphabet de Gilles Deleuze, "E pour eux" propose une image différente de la banlieue en témoignant de l'aventure menée avec un groupe de quartier à la périphérie de Montpellier.

 
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E pour eux

E pour eux

15 jeunes de 16 à 22 ans se sont engagés sur un projet qui a débuté en janvier 1998, avec un programme organisé autour de l'art contemporain. Ces premières rencontres ont permis d'apporter des premières réponses aux questions que ces jeunes se posaient : pourquoi ces artistes s'intéressent-ils à nous ? à quoi va nous servir la danse contemporaine, les arts plastiques et l'architecture ? qu'est-ce que cela va nous apporter ?

Le travail de ces premiers mois a été d'ouvrir des portes, de leur faire rencontrer l'art contemporain à travers des expositions, des visites de bâtiments, des spectacles de danse, des ateliers. «... Ces nouveaux éléments ont permis aux jeunes de voir autre chose que leur culture hip hop, ou les murs de leur quartier, un autre univers, un univers qui était pour eux l'inaccessible, un univers dit pour eux de la haute société, et malgré tout ces jeunes sont très intéressés par ce mouvement, par ce nouveau monde dont ils n'ont pas l'habitude....» Djamel Boumaaz . coordinateur

Les rencontres se sont poursuivies jusqu'au mois de juillet. Quelques jeunes ont abandonné en cours de route. Le dernier atelier s'est déroulé au studio bagouet du centre chorégraphique. C'est au cours de ces temps de travail que s'est élaborée la matière même du film, à savoir, une exploration de leur langage, leurs mots, leur langue, un imaginaire retrouvé à partir du mot.

26 lettres.

À travers elles, une lettre s'est perdue. À qui est-elle adressée ? D'où vient-elle ? Énigme d'une lettre venant d'un pays étranger, à destination étrangère. 25 mots images, mots questions, mots histoires, paroles courtes, ramassées ou gestes longs.

Se raconter à travers une lettre. Raconter le mot.

25 histoires courtes défilent, s'entremêlent, se recoupent, se dansent, se rejouent, à travers cet abécédaire.

Il s'agit de revendiquer une lettre, de se l'approprier, celle de son nom, de son prénom, de son monde.

 

 

 

 

Générique

1999, 27', couleur, documentaire

Interprétation : Youcef Boukhalfa-Bennaï, Djamel Boumaaz, Adil El Baghdadi, Gharib El Hamyouni, Jawad Hbeich, Hamid Kachcha, Sidi Majdi, Mohamed Taouil, Saïd Zeriou

Conception : Mathilde Monnier, Annie Tolleter et Karim Zeriahen

Scénographie : Annie Tolleter

Chorégraphie : Mathilde Monnier

 

Réalisation : Karim Zeriahen

Production : les Films Pénélope, France 3 Sud, CCN-Montpellier-Languedoc-Roussillon

Participation : CNC, Fas, ministère de la Culture et de la Communication (DMDTS, Drac Languedoc-Roussillon)

 

 

Contact

Ministère de la Culture et de la Communication : claire.perrus@culture.gouv.fr

CNC Images de la culture : alain.sartelet@cnc.fr

 

Dernière mise à jour : juillet 2013

Monnier, Mathilde

De pièce en pièce, Mathilde Monnier déjoue les attentes en présentant un travail en constant renouvellement.

Sa nomination à la tête du Centre chorégraphique de Montpellier Languedoc-Roussillon en 1994 marque le début d'une série de collaborations avec des personnalités venant de divers champs artistiques.

De la plasticienne Beverly Semmes au philosophe Jean-Luc Nancy ou en passant par la cinéaste Claire Denis, Mathilde Monnier ne cesse de repousser les frontières pour nourrir un travail qui est expérience avant toute chose.

La création musicale occupe une place de choix à travers des collaborations très variées qui touchent autant aux musiques savantes que populaires : le jazzman Louis Sclavis, les compositeurs David Moss et Heiner Goebbels, le platiniste virtuose eriKm.

Elle s'appuie aussi bien sur la musique de la rockeuse P.J. Harvey que sur l'univers pop en rose du spectacle 2008 vallée qu'elle co-signe avec le chanteur Philippe Katerine dans un final en beauté à la Cour d'honneur du festival d'Avignon 08.

Fascinée par l'idée de l'unisson elle crée le bucolique Tempo 76 au festival Montpellier Danse 07 sur la musique de Gyôrgy Ligeti.

En février 2008, elle accepte la commande de l'Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Simon Rattle et chorégraphie l'Opéra Surrogate Cities de Heiner Goebbels. Plus de 130 amateurs sur scène participent à cet opéra centré sur la ville et les rapports de pouvoir qui s'y opèrent. La même année, elle présente au festival Montpellier Danse 08 le burlesque duo Gustavia dans lequel elle se met en scène au côté de la performeuse espagnole La Ribot.

En 2009, Mathilde Monnier s'intéresse à La Mort du cygne à travers une pièce, Pavlova 3'23'', qui travaille l'idée d'une danse de la fin.

En 2010, c'est en étroite collaboration avec le peintre Dominique Figarella que Mathilde Monnier signe la pièce Soapéra, puis elle rend hommage à Merce Cunningham au travers du spectacle Un américain à paris.

En 2011, Mathilde Monnier crée Nos images avec le chorégraphe Loïc Touzé et l'écrivain Tanguy Viel, une pièce autour du cinéma.

Elle recrée avec Jean-François Duroure Pudique acide / Extasis au Festival Montpellier danse 11, deux duos créés par les chorégraphes en 1984 et 1985.

ses dernières pièces

nos images (2011) / un américain à paris (2010) / soapéra (2010) / pavlova 3'23'' (2009) / surrogate cities (2008) / gustavia (2008) / les signes extérieurs (2008) / tempo 76 (2007) / city maquette (2007) / 2008 vallée (2006)

www.mathildemonnier.com

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Collections

Collection CNC - Images de la culture

Collection CNC - Images de la culture

Sous l’égide du Ministère de la Culture et de la Communication, le catalogue Images de la culture, géré par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), présente 300 de ses films consacrés à la danse. Réunissant captations de spectacle, fictions, entretiens ou documentaires, cette collection donne à voir une précieuse diversité d’esthétiques et d’approches de l’art chorégraphique du XXe siècle à aujourd’hui.

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