Prologue - La longue histoire de « Vieilles gens, vieux fers »

Auteur : Weidt, Jean
Année de création : 1928

Enregistré au CND le 31 mars 2006

 
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Vieilles gens, vieux fers

La longue histoire de « Vieilles Gens, Vieux Fers » / création 1928

Chorégraphie Jean Weidt

En 1928 à Hambourg, Jean Weidt, jeune danseur de 24 ans, traumatisé par les séquelles de la Grande Guerre, impose avec sa première pièce de groupe « Vieilles Gens, Vieux Fers », une vision fascinante et provocatrice de la danse d'expression. Reprise tout au long de son parcours, elle est emblématique de ses engagements de « danseur rouge » qui place la danse au sein du politique et du social.

En 1948, Françoise et Dominique Dupuy ont interprété cette pièce au sein des Ballets des Arts. En 2006, la reprise de cette pièce dépasse le questionnement sur la mémoire et la reconstruction pour interroger la matière même de cette danse, ses états de corps, son énergie, etc.

Au cours de ce spectacle, Françoise et Dominique Dupuy accompagnent cette danse d'images, de paroles et de démonstrations de mouvements pour mieux la replacer dans son contexte historique, politique et esthétique.

Générique

avecAlbane Bouvier, Amala Dianor, Isabelle Dufau, Dominique Dupuy, Fanny Maire, Fabrice Merlen, Florent Ottello, Stéphanie Pignon, Céline Roussel, Barbara Sarreau
musique Caix D'Hervelois

réalisation Centre national de la danse

durée 78 minutes

Dernière mise à jour : novembre 2010

Weidt, Jean

(1904-1988)

Issu d'un milieu ouvrier, le danseur, chorégraphe et pédagogue allemand Jean Weidt consacre son art à la dimension politique du corps et à la cause prolétaire en particulier.

En 1929, sous la République de Weimar, il crée l'ensemble « Die roten Tänzer » - c'est-à-dire les danseurs rouges - groupe de danseurs engagés qui s'autorisait à aborder sur scènes des questions politiques et sociales par le truchement esthétique de la danse d'expression. Membre du parti communiste, il s'enfuit d'Allemagne en 1933 et vit entre Paris, Moscou et Prague. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est déporté dans un camp de réfugié apatride en Algérie puis s'engage dans l'armée britannique.

En 1946, il fonde les Ballets des arts et obtient avec « La Cellule » la médaille d'or au dernier concours des Archives internationales de la danse, à Copenhague en 1947. Il retourne à Berlin en 1949 où il travaille notamment pour l'Opéra-Comique.

Dernière mise à jour : novembre 2010