La Cathédrale engloutie

1983
Année de création : 1975
Déposée par : Numeridanse.tv

Le Prélude n° 10 de Claude Debussy, « La Cathédrale engloutie », joué pour la première fois à Paris en 1910, est basé sur l'ancienne légende bretonne de la cathédrale engloutie dans le village d'Ys.

 
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Cathédrale engloutie (La)

Chorégraphie Jiři Kylián
Interprétation The Nederlands Dans Theater

Le Prélude n° 10 de Claude Debussy, « La Cathédrale engloutie », joué pour la première fois à Paris en 1910, est basé sur l'ancienne légende bretonne de la cathédrale engloutie dans le village d'Ys. Lorsque Kylián a choisi cette musique en 1975 pour sa chorégraphie, il a réduit la légende à son message central pour représenter l'éternel conflit bouillonnant en l'âme humaine qui surgit des lois auto-imposées et de la tentation ou de l'obligation de les briser.

Générique

Chorégraphie Jiři Kylián compagnie Nederlands Danse Theater danseurs Jeanne Solan, Karen Tims, Nils Christe, Eric McCullough
Musique "La cathédrale engloutie" de Claude Debussy
Piano Nico de Rooy
Décors et costumes Jiři Kylián
Réalisateur Hans Hulscher assistant à la réalisation Jellie Dekker

Production NOS production en association avec RM ARTS

1983

DVD DISPONIBLE CHEZ ARTHAUS MUSIK : www.arthaus-musik.com

 

Mise à jour : mai 2012

Kylián, Jiří

Né en 1947. Danseur et chorégraphe tchèque.

Plongé dans le riche contexte culturel de son pays, il révèle des dons précoces pour le mouvement et la musique. Dès l'âge de neuf ans, il étudie la danse et le piano au Conservatoire de Prague. Dans un contexte politique difficile, il développe rigueur, disponibilité, curiosité, et ouverture d'esprit en suivant les cours de classique, de technique Graham et de folklore. Une bourse du British Council lui permet de venir en 1967 à la Royal Ballet School, où ses professeurs le recommandent à J. Cranko, qui l'engage en 1968 comme soliste au Ballet de Stuttgart. Bientôt remarqué pour son élégance virile et sa rigueur sensible, il débute comme chorégraphe en 1970 à la Société Noverre avec le pas de deux Paradox, dont il signe aussi la musique et la scénographie. Le succès de ce premier essai, apprécié par M. Fonteyn, incite Cranko à lui confier des créations telles Kommen und gehen (1970, mus. B. Bartók), Incantations (1971, mus. A. *Jolivet), Der stumme Orpheus (1972, mus. T.
*Takemitsu). Le décès brutal de Cranko, qui l'a généreusement encouragé, lui inspire, en 1974, le pas de trois Rückkehr ins fremde Land, premier contact avec son compatriote L. Janáěk. Sollicité par le Nederlands Dans Theater (NDT), pour lequel il a déjà réglé Viewers (1973) et Stoolgame (1974), à la demande de M. *Haydée il accepte de rester à Stuttgart jusqu'à la venue de G. Tetley. En 1975, à vingt-huit ans, il fait son apprentissage de codirecteur artistique du NDT. Exigeant mais respectueux de la personnalité de chacun, il obtient l'homogénéité de la troupe en développant la spécificité de ses danseurs et en insistant sur l'importance de l'apport de chacun. Dans cette entreprise difficile, il fait preuve d'une autorité et d'un sens psychologique exceptionnels et devient seul directeur artistique à partir de 1978. Cette notion d'échange, source d'enrichissement mutuel qui perdure dans sa pensée et son comportement, l'incite à inviter H. Van Manen, W. Forsythe, M. *Ek, O. Naharin, M. Béjart et à encourager les débuts chorégraphiques de N. *Duato et Paul Lightfoot. En 1999, il quitte la direction du NDT, dont il reste chorégraphe associé et conseiller artistique jusqu'en 2009.

Joignant invention sans cesse renouvelée et sincérité chaleureuse, il crée un univers chorégraphique qui échappe à toute classification. Afin d'accomplir pleinement son idéal visuel, il conçoit parfois aussi décors, costumes et éclairages. Se fondant sur un langage d'essence classique, il y intègre avec une inspiration fluide des influences ethnographiques, picturales ou sculpturales, développe avec une musicalité intense toutes les inflexions du corps humain. Pour lui, « la musicalité, c'est vivre la musique en la ressentant pleinement » : ainsi, il s'imprègne d'I. Stravinski dans "Symphonie des psaumes" (1978), "Noces" (1982) et "Histoire du soldat" (1986), Janáěk dans "Sinfonietta" (1978) et "Glagolitic Mass" (1979), B. Martinu dans "Soldatenmis" (1980), C. Debussy dans "La Cathédrale engloutie" (1975) ou "Silent Cries" (1986), W. A. Mozart dans "Six Danses" (1986) ou "Petite Mort" (1991). Respectueux de la spécificité de chaque expérience, il passe de l'humour de l'Enfant et les Sortilèges (1984) au romantisme de "la Nuit transfigurée" (1975) et "Forgotten Land" (1981), de l'énergie de "Falling Angels" (1989) et "Stamping Stones" (1993) à la fable métaphysique de Kaguyahime (1988) ou à la quête des racines de "Stamping Ground" (1983), et, par un permanent renouvellement de son langage gestuel s'efforce de puiser généreusement son inspiration aux sources vives de l'énergie humaine.

Il a créé 98 œuvres à ce jour, dont 74 pour le NDT et quelques unes pour le Ballet de Stuttgart, l'Opéra de Paris, la télévision suédoise, l'Opéra de Bavière à Munich (Bayerisches Staatsballett) et le Ballet de Tokyo. Ainsi, ses créations sont dansées par plus de 100 compagnies et écoles à travers le monde et il a aussi reçu de nombreux prix internationaux.

Sources : Dictionnaire de la Danse, sous la dir. de Philippe Le Moal, Larousse, éd. 1999, en ligne sur gallica.bnf.fr ; site internet de Jiří Kylián.

En savoir plus

http://www.ndt.nl/en/home.html

Nederlands dans theater

Direction artistique: Jiří Kylián

Année de création: 1978