Docteur Labus

2010
Année de création : 1988

 
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Docteur Labus

chorégraphie Jean-Claude Gallotta
interprètes (acte I) Mathilde Altaraz, Pascal Gravat, (acte II) Viviane Serry, Christophe Delachaux, (acte III) Deborah Salmirs, Eric Alfiéri, (acte IV) Muriel Boulay, Robert Seyfried ; et Jean-Claude Gallotta

Une oeuvre forte, émouvante et drôle
"Dans Docteur Labus on ne voit ni Mexique, ni acteur ; on voit tour à tour quatre couples, quatre histoires d'amour, et disons tout de suite que c'est un enchantement... On est ému, amusé, captivé pendant une heure et demie. Il règne dans la salle une qualité d'écoute qui ne trompe pas : on entendrait marcher une fourmi. Et lorsque les huit danseurs reviennent saluer avec sur leurs visages, "l'épuisement permanent des passions fugitives", on leur fait un triomphe. Pas volé."
Sylvie de Nussac, le Monde, le 29 janvier 1988


Docteur Labus et Mister Gallotta
"Si la danse n'est qu'une fille, alors Gallotta sait y faire : tantôt il lui baise les mains, tantôt il la culbute, il la lâche, la fait tenir en attitude, la bouscule, la maltraite, l'écartèle, puis s'agenouille devant elle... Docteur Labus sous ce titre qu'il faudrait lire avec une apostrophe (L'Abus), se cachent quatre duos magistralement interprétés par les comédiens-danseurs du Groupe Emile Dubois. Le thème du couple est aussi pour le chorégraphe Jean-Claude Gallotta, l'occasion d'exposer la conception des relations que le créateur entretient avec son oeuvre autant qu'avec ses interprètes."
Brigitte Paulino-Netto, Libération, le 26 janvier 1988

Gallotta : opération survie
"Un fil court tout au long des duos de Docteur Labus. On y sens le regard amusé de Jean-Claude Gallotta aller et venir entre deux extrêmes de la danse  : le porté et la chute... La chorégraphie gallottienne est toujours quelque chose qui tombe des nues. Un art simple de survie. L'émotion est une racine qui parvient alors à survivre dans le plus simple des gestes."
Jean-Marc Adolphe, l'Humanité, le 27 janvier 1988

"Hommes et femmes se cherchent, se trouvent, s'aiment dans quatre pas de deux signés Gallotta. Jamais dans sa carrière, ce chorégraphe n'a fait ballet si abordable, si près de nous... Quatre duos d'amour pleins de finesse et de subtilité. C'est un nouveau visage de Jean-Claude Gallotta, poète des coeurs."
François Deletraz, le Figaro Scope, le 27 janvier 1988

 

chorégraphie Jean-Claude Gallotta
interprètes (acte I) Mathilde Altaraz, Pascal Gravat, (acte II) Viviane Serry, Christophe Delachaux, (acte III) Deborah Salmirs, Eric Alfiéri, (acte IV) Muriel Boulay, Robert Seyfried ; et Jean-Claude Gallotta
musique Henry Torgue, Serge Houppin
décors et costumes Jean-Yves Langlais, Patricia Goudinoux
lumière Manuel Bernard

durée : 76'

dernière mise à jour : octobre 2014

Gallotta, Jean-Claude

Après un séjour à New York à la fin des années 70 où il découvre l'univers de la post-modern Dance (Merce Cunningham, Yvonne Rainer, Lucinda Childs, Trisha Brown, Steve Paxton, Stuart Sherman...), Jean-Claude Gallotta fonde à Grenoble – avec Mathilde Altaraz – le Groupe Émile Dubois qui deviendra Centre chorégraphique national en 1984. Installé depuis ses débuts à la Maison de la culture (dont il sera le directeur de 1986 à 1989), il y crée plus de soixante chorégraphies présentées sur tous les continents, dont Ulysse, Mammame, Docteur Labus, Presque Don Quichotte, les Larmes de Marco Polo, 99 duos, Trois générations, Cher Ulysse...


Il a également chorégraphié plusieurs pièces pour le Ballet de l'Opéra de Lyon et pour le Ballet de l'Opéra de Paris. Invité par le metteur en scène Tadashi Suzuki à Shizuoka (Japon), il y a créé et fait travailler une compagnie japonaise de 1997 à 2000. Après l'Homme à tête de chou (à partir de l'album de Serge Gainsbourg dans une version d'Alain Bashung) en 2009, il crée en 2011 Daphnis é Chloé (Théâtre de la Ville) et le Sacre du printemps (Théâtre national de Chaillot) ; fin 2012, il présente Racheter la mort des gestes - Chroniques chorégraphiques 1 au Théâtre de la Ville, puis à la MC2 ; début 2013, la recréation d'Yvan Vaffan cherchant ainsi patiemment à partager avec le public un même récit, celui d'une histoire et d'un avenir artistique communs.

En octobre 2013, il co-signe le spectacle l'Histoire du soldat de Stravinsky et l'Amour sorcier de Manuel de Falla avec le chef d'orchestre Marc Minkowski et le metteur en scène Jacques Osinski. En 14-15, il présente le Sacre et ses révolutions à la Philharmonie de Parie et en juin, crée l'Étranger à partir du roman d'Albert Camus à la MC2 : Grenoble.

Il ouvre la saison 2015-2016 avec My Rock à la MC2 : Grenoble, puis au Théâtre du Rond-Point à Paris.

 

 

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Groupe Émile Dubois / Compagnie Jean-Claude Gallotta

Groupe Émile Dubois / Compagnie Jean-Claude Gallotta

Jean-Claude Gallotta est aujourd'hui à la tête de sa propre compagnie, le Groupe Émile Dubois, avec lequel il continue à travailler à l'extension du domaine de la danse : dialogue permanent entre création et répertoire, entre territoires de proximité et grandes scènes nationales et internationales. Quatre-vingt pièces en constituent le fonds, d'Ulysse, Daphnis é Chloé ou Mammame à l'Homme à tête de chou, Racheter la morts des gestes, l'Étranger ou My Rock.

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