Carnets d'un rêveur

2010
Année de création : 2009

 
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Carnets d'un rêveur

réalisation Jean-Claude Gallotta
interprètes Mathilde Altaraz, Ximena Figueroa, Ibrahim Guétissi, Yannick Hugron, Thierry Verger, Béatrice Warrand, et Jean-Claude Gallotta

A la manière d'un peintre ou d'un sculpteur, Jean-Claude Gallotta a esquissé une série de croquis chorégraphiques au printemps 2009 dans les jardins et les salles du Musée Bourdelle. Armé de ses seuls danseurs, il a tenté de faire dialoguer la chair et le marbre, le vivant et l'immobile ; cherchant à répondre à une question qu'Antoine Bourdelle aurait peut-être pu se poser aussi : « Lequel, du vivant ou de l'immobile, apprend le plus de l'autre ? »
Juste retour des choses, le sculpteur inspiré par la danse l'inspire aujourd'hui à son tour. Dialogue incessant entre deux arts du mouvement.
En 16 croquis, Jean-Claude Gallotta, « rêveur » endormi à même le sol du Musée, de l'avoir trop arpenté, de s'en être pénétré, imagine ses danseurs au creux des plâtres, au détour des bronzes, à l'angle des peintures, en solos, en duos ou en groupe, saisissant peut-être quelque chose de l'âme d'Isadora, jusque dans le cabinet de travail du sculpteur. Leurs avatars y rôdent peut-être encore…
Claude-Henri Buffard - 2009

 

Générique
réalisation Jean-Claude Gallotta
assistante réalisation Mathilde Altaraz
textes et dramaturgie Claude-Henri Buffard
images Hélène Azzaro, Pierre Escande
son Antoine Strippoli
musiques additionnelles Strigall
costumes Marion Mercier, Jacques Shiotto
avec Mathilde Altaraz, Xiména Figueroa, Ibrahim Guétissi, Yannick Hugron, Thierry Verger, Béatrice Warrand, et Jean-Claude Gallotta

production Musée Bourdelle – Ville de Paris
coproduction Centre chorégraphique national de Grenoble

Ce film a été réalisé à l'occasion de l'exposition Isadora Duncan 1877–1927 Une sculpture vivante présentée au musée Bourdelle du 20 novembre 2009 au 15 mars 2010.

dernière mise à jour : octobre 2014

Gallotta, Jean-Claude

Après un séjour à New York à la fin des années 70 où il découvre l'univers de la post-modern Dance (Merce Cunningham, Yvonne Rainer, Lucinda Childs, Trisha Brown, Steve Paxton, Stuart Sherman...), Jean-Claude Gallotta fonde à Grenoble – avec Mathilde Altaraz – le Groupe Émile Dubois qui deviendra Centre chorégraphique national en 1984. Installé depuis ses débuts à la Maison de la culture (dont il sera le directeur de 1986 à 1989), il y crée plus de soixante chorégraphies présentées sur tous les continents, dont Ulysse, Mammame, Docteur Labus, Presque Don Quichotte, les Larmes de Marco Polo, 99 duos, Trois générations, Cher Ulysse...


Il a également chorégraphié plusieurs pièces pour le Ballet de l'Opéra de Lyon et pour le Ballet de l'Opéra de Paris. Invité par le metteur en scène Tadashi Suzuki à Shizuoka (Japon), il y a créé et fait travailler une compagnie japonaise de 1997 à 2000. Après l'Homme à tête de chou (à partir de l'album de Serge Gainsbourg dans une version d'Alain Bashung) en 2009, il crée en 2011 Daphnis é Chloé (Théâtre de la Ville) et le Sacre du printemps (Théâtre national de Chaillot) ; fin 2012, il présente Racheter la mort des gestes - Chroniques chorégraphiques 1 au Théâtre de la Ville, puis à la MC2 ; début 2013, la recréation d'Yvan Vaffan cherchant ainsi patiemment à partager avec le public un même récit, celui d'une histoire et d'un avenir artistique communs.

En octobre 2013, il co-signe le spectacle l'Histoire du soldat de Stravinsky et l'Amour sorcier de Manuel de Falla avec le chef d'orchestre Marc Minkowski et le metteur en scène Jacques Osinski. En 14-15, il présente le Sacre et ses révolutions à la Philharmonie de Parie et en juin, crée l'Étranger à partir du roman d'Albert Camus à la MC2 : Grenoble.

Il ouvre la saison 2015-2016 avec My Rock à la MC2 : Grenoble, puis au Théâtre du Rond-Point à Paris.

 

 

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Groupe Émile Dubois / Compagnie Jean-Claude Gallotta

Groupe Émile Dubois / Compagnie Jean-Claude Gallotta

Jean-Claude Gallotta est aujourd'hui à la tête de sa propre compagnie, le Groupe Émile Dubois, avec lequel il continue à travailler à l'extension du domaine de la danse : dialogue permanent entre création et répertoire, entre territoires de proximité et grandes scènes nationales et internationales. Quatre-vingt pièces en constituent le fonds, d'Ulysse, Daphnis é Chloé ou Mammame à l'Homme à tête de chou, Racheter la morts des gestes, l'Étranger ou My Rock.

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