Les Aventures d'Ivan Vaffan [acte 2]

2010
Année de création : 1984

 
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Les Aventures d'Ivan Vaffan

chorégraphie Jean-Claude Gallotta
réalisation Charles Picq
interprètes Eric Alfieri, Mathilde Altaraz, Christophe Delachaux, Juan Carlos-Garcia, Corinne Duval, Jean-Claude Gallotta, Pascal Gravat, Lucie Moormann, Deborah Salmirs, Robert Seyfried, Ana Teixido

"Les Aventures d'Ivan Vaffan. Cela sonne russe et, pourtant, dans la biographie jointe au programme, on apprend que le Vaffan en question serait né à Istanbul. La date n'est pas précisée. Et pour cause!La biographie est imaginaire. Ce qui rassure immédiatement ceux qui craignent toujours d'avoir un trou dans leur culture. Il y a bien un trou mais il est imaginaire et donc d'autant plus inquiétant. Et tout de suite, les aventures viennent combler tout risque de trou. Les aventures, ça court, ça court ; pas le temps de sonder les profondeurs abyssales ! Les Aventures d'Ivan Vaffan sont d'autant plus véloces qu'elles adoptent les deux registres les plus rapides et les plus propices à rebondissements dramatiques. Celui de la guerre et celui de l'érotisme."
Hervé Gauville - Libération

 

"Qui est Ivan Vaffan? C'est un non inventé?
Oui c'est un nom inventé. Avec la chorégraphie, le champ est tellement ouvert qu'on ne sait pas ce que va être le spectacle. En même temps, je n'ai pas envie de travailler sans titre. Quelqu'un m'a fait découvrir que souvent je prenais un nom propre : Yves P., Ulysse, Daphnis é Chloé. Un nom, un être, permet d'avoir tous les possibles et toutes les contradictions. L'image première, c'est celle d'un être, avec tout ce qu'il a pu faire, avec ses aventures les plus philosophiques et les plus narratives, les plus intérieures et les plus extraverties.
Je me suis amusé à écrire des choses sur Ivan Vaffan. C'était entre l'aphorisme et le conte philosophique, avec un côté Zarathoustra. Ces notes, je ne m'en suis pas servi pour la chorégraphie. Mais, ce qui reste important, c'est toute la divagation, toutes les résonances du trivial au sacré, qui peuvent se produire à partir d'un nom. En évitant bien sûr le mime et le théâtre. Pas le théâtre au sens général du terme, mais le théâtre comme support à des actions conventionnelles.
La seconde partie du spectacle s'intitule le Studio blanc et s'organise autour de deux barres de danse disposées en oblique. Avez-vous voulu délibérément présenter une réflexion sur le cube scénographique?
Pas du tout, il s'agissait simplement d'imaginer deux barres de studio et de faire en sorte qu'on voie toujours les danseurs, même lorsqu'ils sont en file indienne. Je suis parti de l'idée du studio de danse comme une sorte de creuset où l'on va toujours se ressourcer. Après le premier acte, qui est très fort au sens physique du terme, il fallait s'arrêter et repartir de quelque chose de premier : l'origine du danseur, le studio. Mais cela, c'est une chose que je découvre peut-être a posteriori (...)."
Propos recueillis par Alain Philippon - Le Monde

 

Générique
réalisation Charles Picq
chorégraphe Jean-Claude Gallotta
interprètes Eric Alfieri, Mathilde Altaraz, Christophe Delachaux, Juan Carlos-Garcia, Corinne Duval, Jean-Claude Gallotta, Pascal Gravat, Lucie Moormann, Deborah Salmirs, Robert Seyfried, Ana Teixido
musique Henry Torgue et Serge Houppin
espace et costumes  Jean-Yves Langlais
lumières Manuel Bernard

durée :

- acte 1 : 60'

- acte 2 : 54'


dernière mise à jour octobre 2014

Gallotta, Jean-Claude

Après un séjour à New York à la fin des années 70 où il découvre l'univers de la post-modern Dance (Merce Cunningham, Yvonne Rainer, Lucinda Childs, Trisha Brown, Steve Paxton, Stuart Sherman...), Jean-Claude Gallotta fonde à Grenoble – avec Mathilde Altaraz – le Groupe Émile Dubois qui deviendra Centre chorégraphique national en 1984. Installé depuis ses débuts à la Maison de la culture (dont il sera le directeur de 1986 à 1989), il y crée plus de soixante chorégraphies présentées sur tous les continents, dont Ulysse, Mammame, Docteur Labus, Presque Don Quichotte, les Larmes de Marco Polo, 99 duos, Trois générations, Cher Ulysse...


Il a également chorégraphié plusieurs pièces pour le Ballet de l'Opéra de Lyon et pour le Ballet de l'Opéra de Paris. Invité par le metteur en scène Tadashi Suzuki à Shizuoka (Japon), il y a créé et fait travailler une compagnie japonaise de 1997 à 2000. Après l'Homme à tête de chou (à partir de l'album de Serge Gainsbourg dans une version d'Alain Bashung) en 2009, il crée en 2011 Daphnis é Chloé (Théâtre de la Ville) et le Sacre du printemps (Théâtre national de Chaillot) ; fin 2012, il présente Racheter la mort des gestes - Chroniques chorégraphiques 1 au Théâtre de la Ville, puis à la MC2 ; début 2013, la recréation d'Yvan Vaffan cherchant ainsi patiemment à partager avec le public un même récit, celui d'une histoire et d'un avenir artistique communs.

En octobre 2013, il co-signe le spectacle l'Histoire du soldat de Stravinsky et l'Amour sorcier de Manuel de Falla avec le chef d'orchestre Marc Minkowski et le metteur en scène Jacques Osinski. En 14-15, il présente le Sacre et ses révolutions à la Philharmonie de Parie et en juin, crée l'Étranger à partir du roman d'Albert Camus à la MC2 : Grenoble.

Il ouvre la saison 2015-2016 avec My Rock à la MC2 : Grenoble, puis au Théâtre du Rond-Point à Paris.

 

 

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Groupe Émile Dubois / Compagnie Jean-Claude Gallotta

Groupe Émile Dubois / Compagnie Jean-Claude Gallotta

Jean-Claude Gallotta est aujourd'hui à la tête de sa propre compagnie, le Groupe Émile Dubois, avec lequel il continue à travailler à l'extension du domaine de la danse : dialogue permanent entre création et répertoire, entre territoires de proximité et grandes scènes nationales et internationales. Quatre-vingt pièces en constituent le fonds, d'Ulysse, Daphnis é Chloé ou Mammame à l'Homme à tête de chou, Racheter la morts des gestes, l'Étranger ou My Rock.

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