Des Gens qui dansent

2010
Année de création : 2006

 
close

Des Gens qui dansent

réalisation Marie-Hélène Rebois
chorégraphie Jean-Claude Gallotta
interprètes Françoise Bal-Goetz, Camille Cau, Darrell Davis, Christophe Delachaux, Ximena Figueroa, Jean-Claude Gallotta, Benjamin Houal, Martin Kravitz, Thierry Verger, Béatrice Warrand , Cécile Renard et Loriane Wagner


Note d'intention
Des Gens qui dansent est le troisième volet d'une trilogie commencée en 2002 avec 99 duos et poursuivie en 2004 avec Trois Générations.
Une mère et sa fille, un vieil écrivain mourant, un homme venu de nulle part, un petit chaperon rouge, quelques loups, un couple sur le pont, une danseuse sur talons hauts, deux barytons joyeux, deux amants d'ailleurs…Cette pièce convoque sur la scène un groupe de dix danseurs d'âges différents qui s'entrelacent par duos passionnés, trios tendres et quatuors insolites. Façon pour Jean-Claude Gallotta de nous souhaiter d'être follement aimés. Des figures qui évoquent, entre frictions et fiction, des histoires comme les nôtres, ou entraperçues dans la vie des autres.
Sur la scène, de moins en moins d'artifices. Ceux qui sont là portent le même nom qu'à la ville, Béatrice, Camille, Françoise, Ximena, Mathilde et Benjamin, Christophe, Darrell, Martin, Thierry. Peut-être même portent-ils les mêmes habits. Une chose est sûre, ils portent les mêmes joies et les mêmes angoisses, la même énergie et la même poésie. Des Gens qui dansent est une fluide transposition de la vie à la scène. Il y a parfois si peu d'écart, Jean-Claude Gallotta a entrepris de mettre dans son spectacle si peu de « machinerie » qu'on pourrait croire au premier abord que, sur scène, il a davantage voulu agencer de la vie que chorégraphier. Alors que bien entendu la chorégraphie qu'il propose, si elle paraît être comme la vie, si elle est à ce point la vie, est simplement délivrée du masque du spectaculaire. Elle s'offre ici sans manipulations, sans enrobements, sans subterfuges.
Car le spectaculaire aujourd'hui a changé de camp, il a quitté les théâtres, s'est répandu au-dehors où désormais il habille et déguise le réel. A la scène, dès lors, de se repeupler autrement, avec des gens. Mieux, avec des êtres. Bien entendu, sur le plateau des Gens qui dansent, la plupart de ces êtres sont des danseurs, de grands danseurs. Mais ils ne sont pas là pour faire étalage de leur virtuosité, ni de leurs muscles, ni de leurs chairs. Ce qu'ils ont à dénuder avant tout, c'est les rapports qu'entretiennent les hommes et les femmes, entre eux, et avec le monde, dont ce spectacle ne reproduit pas à l'identique les déconstructions, les affolements, les fragmentations. En revanche, la scène des Gens qui dansent est évidemment traversée par leurs lignes de fracture. Et c'est là, sur cet étroit fil, sur ces cicatrices, en équilibre, qu'il y a à danser, à penser peut-être un peu si c'est possible, de toutes ses forces.
Claude-Henri Buffard

 

Générique
chorégraphie Jean-Claude Gallotta
assistante à la chorégraphie Mathilde Altaraz
dramaturgie Claude-Henri Buffard
musique Strigall
lumières Marie-Christine Soma
costumes Jacques Schiotto et Marion Mercier
scénographie Jeanne Dard
répétiteurs Mathilde Altaraz, Darrell Davis
avec Françoise Bal-Goetz, Camille Cau, Darrell Davis, Christophe Delachaux, Ximena Figueroa, Jean-Claude Gallotta , Benjamin Houal, Martin Kravitz, Thierry Verger, Béatrice Warrand et en alternance Cécile Renard et Loriane Wagner
production Centre chorégraphique national de Grenoble et Théâtre National de Chaillot
avec le soutien de la MC2 : Maison de la culture de Grenoble

durée : 68'

dernière mise à jour : octobre 2014

Gallotta, Jean-Claude

Après un séjour à New York à la fin des années 70 où il découvre l'univers de la post-modern Dance (Merce Cunningham, Yvonne Rainer, Lucinda Childs, Trisha Brown, Steve Paxton, Stuart Sherman...), Jean-Claude Gallotta fonde à Grenoble – avec Mathilde Altaraz – le Groupe Émile Dubois qui deviendra Centre chorégraphique national en 1984. Installé depuis ses débuts à la Maison de la culture (dont il sera le directeur de 1986 à 1989), il y crée plus de soixante chorégraphies présentées sur tous les continents, dont Ulysse, Mammame, Docteur Labus, Presque Don Quichotte, les Larmes de Marco Polo, 99 duos, Trois générations, Cher Ulysse...


Il a également chorégraphié plusieurs pièces pour le Ballet de l'Opéra de Lyon et pour le Ballet de l'Opéra de Paris. Invité par le metteur en scène Tadashi Suzuki à Shizuoka (Japon), il y a créé et fait travailler une compagnie japonaise de 1997 à 2000. Après l'Homme à tête de chou (à partir de l'album de Serge Gainsbourg dans une version d'Alain Bashung) en 2009, il crée en 2011 Daphnis é Chloé (Théâtre de la Ville) et le Sacre du printemps (Théâtre national de Chaillot) ; fin 2012, il présente Racheter la mort des gestes - Chroniques chorégraphiques 1 au Théâtre de la Ville, puis à la MC2 ; début 2013, la recréation d'Yvan Vaffan cherchant ainsi patiemment à partager avec le public un même récit, celui d'une histoire et d'un avenir artistique communs.

En octobre 2013, il co-signe le spectacle l'Histoire du soldat de Stravinsky et l'Amour sorcier de Manuel de Falla avec le chef d'orchestre Marc Minkowski et le metteur en scène Jacques Osinski. En 14-15, il présente le Sacre et ses révolutions à la Philharmonie de Parie et en juin, crée l'Étranger à partir du roman d'Albert Camus à la MC2 : Grenoble.

Il ouvre la saison 2015-2016 avec My Rock à la MC2 : Grenoble, puis au Théâtre du Rond-Point à Paris.

 

 

Cette vidéo est aussi présente dans


Collections

Groupe Émile Dubois / Compagnie Jean-Claude Gallotta

Groupe Émile Dubois / Compagnie Jean-Claude Gallotta

Jean-Claude Gallotta est aujourd'hui à la tête de sa propre compagnie, le Groupe Émile Dubois, avec lequel il continue à travailler à l'extension du domaine de la danse : dialogue permanent entre création et répertoire, entre territoires de proximité et grandes scènes nationales et internationales. Quatre-vingt pièces en constituent le fonds, d'Ulysse, Daphnis é Chloé ou Mammame à l'Homme à tête de chou, Racheter la morts des gestes, l'Étranger ou My Rock.

Voir la collection