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Biennale de la danse

Tous les deux ans, Dominique Hervieu directrice artistique de la Biennale de la Danse élabore la programmation du festival et propose « la Fabrique du Regard ». Cette fabrique a pour but d’aiguiser le regard des spectateurs, d’engager le dialogue avec les artistes et de partager des réflexions esthétiques. Cette collection dédiée à la culture chorégraphique est un outil central de la Fabrique du Regard. Bonnes découvertes …

 

La légende de Logwé

1994
Année de création : 1994
Déposée par : Biennale de la danse

Les dix danseurs et cinq musiciens vont relater la légende de Logwé au travers de danses vigoureuses, d'acrobaties, de scènes de lutte, mais aussi du langage des masques, de la musique des tambours, de l'arc musical et surtout de ces étonnantes flûtes.

 
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Légende de Logwé (La)

Les dix danseurs et cinq musiciens vont relater la légende de Logwé au travers de danses vigoureuses, d'acrobaties, de scènes de lutte, mais aussi du langage des masques, de la musique des tambours, de l'arc musical et surtout de ces étonnantes flûtes. Chaque année après les récoltes, dans le village de Toma et des environs, les filles par classe d'âge, s'activent pour engager les travaux de la saison morte. Le filage du coton est en première ligne et la tradition veut que cela se fasse de façon collective auprès des familles alliées et souvent à des dizaines et des dizaines de kilomètres du village. Un jour, Logwé, une jeune fille de 10 ans, entend ses aînés parler d'un projet de voyage pour le lendemain, au village voisin. Elle se propose de les accompagner mais les autres refusent en prétextant son jeune âge. Quand, au petit matin, Logwé constate leur absence, elle décide de suivre leurs traces à leur insu. Elle sort du village et s'enfonce dans la forêt et s'y égare ; elle ne réussit jamais à retrouver ni ses aînés, ni un quelconque village car elle avait été capturée par les génies de la brousse qui l'a gardèrent pendant trois ans.
Alertés par sa disparition, les villageois organisèrent des battues incessantes qui restèrent infructueuses. Logwé restait introuvable. Ses parents se résignèrent à la considérer comme morte lorsqu'un soir de la troisième année de sa disparition, elle fit son apparition. Mais elle n'était pas seule ; elle était accompagnée par trois des génies qui lui avaient offert une tête de masque, un couteau et une flûte en guise de présent. Quand Logwé eu l'âge de se marier, elle emporta la flûte et le couteau dans sa belle famille, les chefs de terre, mais laissa à ses parents, les Ki, le masque.Et depuis, ces éléments sont devenus des symboles forts et des objets de culte des populations de Toma et des environs. Ces objets existent toujours et sont visibles auprès des familles gardiennes des traditions.

Sources : Programme de salle Maison de la Danse

Générique

Interprétation Les danseurs de Logwé

Réalisation vidéo Charles Picq date du document vidéo 1994 production Maison de la Danse 

Durée de l'œuvre 1h10

Les danseurs Logwé

Année de création: 1973

La troupe De Danse Logwé a été créée en 1973 comme un des premiers ensembles artistiques de la région de Toma, en pays Samo (Burkina Faso) où les populations ont su garder vivaces leurs traditions ancestrales à travers les compétitions de lutte, le culte du masque, les festivités de danses, chants et musiques lors des cérémonies funéraires ou de toutes sortes de rejouissances. Parmi ceux qui contribuent à cette pépertuation de la culture Samo, il y a le griot qui, à la fois comme médiateur et comme historien, musicien et gardien des traditions, est au devant des différents actes qui ponctuent la vie des populations, de chaque membre de la communauté, de la naissance à la mort.

Devenue une véritable icône de toute la région Samo, c'est légitimement qu'elle participe aux compétitions culturelles régionales qui avaient cours dans ce qui était la Haute-Volta dès les années 1975 et se retrouve aux phases finales de la toute jeune biennale de la Semaine nationale de la culture (SNC) en 1984. La troupe Logwé allait rapidement s'imposer comme un des ensembles artistiques les plus structurés dont les prestations étaient aussi des plus abouties, avec une grande capacité à innover, à créer avec ses athlétiques danseurs aux corps de lutteurs greco-romains.

Très vite aussi, la troupe Logwé est invitée à des festivals hors du pays ; au Maroc pour sa première sortie c'est la ville d'Agadir, qui l'accueille lors de son festival Panafricain aux côtés de 35 troupes venues de tout le continent. Le succès de leurs prestations oblige les organisateurs à prolonger leur séjour jusqu'à Rabat pendant une semaine pour jouer en présence du Prince Héritier.
En 1990, après le troisième prix remporté de façon consécutive à la Semaine nationale de la culture, la Troupe Logwé est élevée au rang d'Artiste du peuple, la plus haute distinction artistique nationale. C'est le début d'une véritable odyssée pour la Troupe Logwé qui, avec sa vingtaine d'artistes danseurs, acrobates et musiciens, sillonne des pays comme les Pays-Bas, l'Espagne, l'Allemagne et la France. Sur le continent, elle fait une prestation remarquée au premier marché des arts du spectacle africains (le MASA) en Côte-d'Ivoire en 1992. A la fin des années 90, la troupe opère une mutation importante. Elle pense à la relève et constitue une équipe jeune pour pérenniser cette glorieuse carrière.

Source : Programme de salle Montpellier danse

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