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Biennale de la danse

Tous les deux ans, Dominique Hervieu directrice artistique de la Biennale de la Danse élabore la programmation du festival et propose « la Fabrique du Regard ». Cette fabrique a pour but d’aiguiser le regard des spectateurs, d’engager le dialogue avec les artistes et de partager des réflexions esthétiques. Cette collection dédiée à la culture chorégraphique est un outil central de la Fabrique du Regard. Bonnes découvertes …

 

A Benguer

2006
Année de création : 2006
Déposée par : Biennale de la danse

A Benguer est né d'un constat concernant une situation qui m'est familière. Il s'agit de la condition de la jeunesse ouest africaine. Elle représente la majorité de la population et ne souhaite qu'une chose :quitter l'impasse dans laquelle elle se trouve.

 
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A Benguer

A BENGUER / création 2006

Direction artistique Serge Aimé Coulibaly

Pièce pour 4 danseurs 2 rappeurs et 1 musicien

A Benguer est une pièce construite sur un mode poétique et offre une danse très physique. Elle donne corps aux rêves et aux désillusions auxquels le rap fait écho sur un rythme d'instruments traditionnels.

"A Benguer est né d'un constat concernant une situation qui m'est familière. Il s'agit de la condition de la jeunesse ouest africaine.
Cette jeunesse, qui représente la majorité de la population, ne souhaite qu'une chose : quitter l'impasse dans laquelle elle se trouve. « Partir d'ici » est le seul rêve que font ces jeunes. Ils rêvent, ils rêvent, voient la réussite de « ceux qui sont passés de l'autre côté ».
Alors la vie est plus belle.
On se projette dans un ailleurs forcement meilleur.
On oublie de vivre sa vie ici, on ne croit plus à rien ici.
L'avenir c'est là-bas et seulement là-bas.
Un jour peut-être on partira.

Parallèlement, « ceux qui ont franchi la barrière », les émigrés, reviennent inlassablement au pays. Mais étranger dans son pays d'accueil, étranger dans son pays natal, l'émigré a du mal à retrouver sa place dans la société.
C'est toujours mieux ailleurs."

Sources : www.fasodansetheatre.com

Générique

Chorégraphie et scénographie Serge Aimé Coulibaly  Assistant à la chorégraphie Souleymane Porgo

Danseurs Tierema Koama Lévy, Sigué Sayouba, Lydia Fromont, Serge Aimé Coulibaly, Souleymane Porgo   Musiciens Tim Winsé, Salif Ouedraogo Malk hom, David Malgoubri.

Création sonore Benjamin Collier  Création Lumière Boris Montaye  Création Costume Amado Ouédraogo  Collaboration à la dramaturgie Alain Platel

Coproduction Le Grand Bleu ENPDA Lille Nord-pas-de Calais, La Biennale de la danse de Lyon, Afriaclia, Faso danse Théâtre, les ballets C de la B, le centre Culturel français de Ouagadougou, Fondation Beaumarchais, l'AFAA  Avec le soutien de Doni doni, du centre de développement chorégraphique de Ouagadougou la thermitière, la compagnie Téguérè

Réalisation vidéo : Charles Picq
Production : Biennale de la Danse

Dernière mise à jour : février 2012

Coulibaly, Serge Aimé

Danseur et chorégraphe burkinabé, Serge-Aimé Coulibaly est avant tout un artiste engagé. Ses créations reflètent les questionnements qui l'animent. La jeunesse et l'espoir d‘un changement au niveau de la société voire de l'humanité sont souvent au cœur de ses œuvres chorégraphiques.

Après une formation pluri-disciplinaire au sein de la Compagnie FEEREN dirigée par Amadou Bourou, complétée par des stages auprès de metteurs en scènes et chorégraphes internationaux, Serge-Aimé intègre en 2002 la compagnie flamande des Ballets C de la B où il sera interprète des spectacles « Wolf » mis en scène par Alain Platel, puis « Tempus Fugit » de Sidi Larbi Cherkaoui.

Il crée sa compagnie - FASO DANSE THÈÂTRE – cette même année et signe son premier solo, « Minimini » avant de devenir artiste associé du Théâtre du Grand Bleu à Lille (jusqu'en 2007). Les créations suivantes de Serge-Aimé reçoivent une reconnaissance internationale : sa seconde pièce « Et demain… » est sélectionnée dans le cadre des Emergences de Lille 2004 – Capitale européenne de la culture ; "A benguer" et "Babemba" se produisent sur de prestigieux festivals en France et à l'étranger.

Le parcours artistique éclectique de Serge-Aimé l'amène également à collaborer avec de nombreux artistes. Entre autres, il travaille avec Rachael Swain, metteur en scène de la compagnie australienne MARRUGEKU, sur la recherche et la confrontation des danses aborigènes traditionnelles à la danse contemporaine qui aboutit à la création du spectacle « Burning Daylight » (2006). Ils se retrouvent ensuite pour créer « Sugar », axé sur les cultures urbaines et la place des jeunes dans la ville. Cette chorégraphie met en scène des interprètes issus du monde du hip hop (danseurs et rappeurs) ; elle est au cœur de l'événement Liverpool 2008 – Capitale européenne de la culture. Pour Les Subsistances de Lyon, Serge-Aimé réalise dans le cadre du festival Ça tchatche « J'ai perdu mon français » avec la chorégraphe et danseuse indienne Kalpana Raghuraman, une pièce qui explore les thèmes du pouvoir, de la rencontre, de la langue et des rapports de force.

En 2011 création de « kohkuma 7°Sud » avec sa compagnie Faso Danse Théâtre. Une exploration en danse, musique et animations vidéo sur notre lutte intérieure, 7 nos violences étouffées, un voyage poétique et chorégraphique au travers de personnalités cachées que l'on rencontre dans leurs formes brutes. En 2012 il danse en duo avec Farid Berki pour « A l'ombre des gazelles » (coproduction FDT / Melting Spot), chorégraphie un solo pour Julie Dossavi (production Cie Julie Dossavi) et  participe au projet de Moise Toué sur Marguerite Duras au Burkina Faso. Enfin il poursuit sa collaboration avec Alain Platel dans C(H)OEURS dont la création le 12 mars prochain se fera au Teatro Real de Madrid rassemblant un orchestre, un chœur de 80 chanteurs et 10 danseurs.

Source : Compagnie Faso Danse Theatre

En savoir plus

fasodansetheatre.com

Faso Danse Theatre

FASO DANSE THEATRE

Pour les sociétés traditionnelles africaines, musique, danse et théâtre sont indissociables dans le milieu du spectacle vivant. Etre sur scène, c'est incarner un personnage et c'est danser.

De cette réalité est né en 2002 Faso Danse Théâtre. Serge-Aimé Coulibaly, le directeur artistique, n'a pas seulement souhaité créer une compagnie de danse mais plutôt un espace de création, de rencontres, de réflexion et de recherche sur la création chorégraphique contemporaine dans le contexte africain. Ainsi, Faso Danse Théâtre (FDT) regroupe et soutient plusieurs jeunes artistes qui ont déjà un langage chorégraphique clair et affirmé.

Pour Faso Danse Théâtre, la création chorégraphique et l'art plus généralement, sont d'abord un engagement. La volonté d'interroger et de faire réagir. Le désir d'intéresser le public à des thématiques fortes grâce à l'émotion provoquée par le spectacle, à travers la danse, le texte, la musique et la scénographie. Le parti-pris de recourir à un langage universel pour questionner, partager, décloisonner les esprits et faire connaître la création chorégraphique contemporaine africaine. Celle-ci puise son originalité, son énergie et sa puissance dans un ancrage traditionnel fort tout en s'ouvrant à d'autres techniques et d'autres approches.

Par le biais de son projet artistique (exploration en théâtre, musique, danse de thématiques) et pédagogique, Faso Danse Théâtre souhaite participer au développement culturel, économique et social de son territoire. FDT s'associe ainsi régulièrement à différentes associations et institutions locales, régionales ou internationales pour mettre en œuvre des projets de création, de sensibilisation et de recherche (projet Mappemonde avec le CCN de Roubaix, Fitry dans le cadre de la Nuit des Musées, En attendant l'indépendance pour  le Cinquantenaire des Indépendances).

De par ses actions régulières, FDT aspire également à rendre le monde des arts et de la culture plus accessible et à toucher des publics variés (projets participatifs, pratique amateur), à décloisonner la danse contemporaine et à inciter les jeunes à cesser de « se victimiser », à avoir plus d'ouverture sur le monde, à innover, à créer.

Toutes les pièces créées depuis 2002 témoignent de cette réflexion permanente sur les problèmes politiques, sociaux et économiques actuels. C'est l'expression continue d'une recherche de solutions à des enjeux universels.

Source : Compagnie Faso Danse Theatre

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www.fasodansetheatre.com

Dernière mise à jour : février 2012

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